C'est toujours un blog !

vendredi 11 avril 2008

Résultats du concours de décison de comptoir !!!

Des plombes que tu les attendais ces fameux résultats du concours de décision de comptoir. CTUB a pris le temps de tester pour toi les prix qui seront attribués aux lauréats et de s'accouder à quelques comptoirs pour y recruter de nouveaux lecteurs. Voici venu le temps du verdict.

Sache avant tout que l'attention de CTUB a particulièrement été attirée par les décisions suivantes :

- EB himself :
"épouser une Top-modèle un peu fade, l'emmener en vacances à Acapulco, lui offrir une montre et rouler en décapotable en écoutant Vitaa."

- Neil :
"- décider de ne plus jamais boire (promesse parjurée le soir même)
- déclarer que "non, je ne saoule pas tout le monde avec les relances pour la fête chez moi, même que je vais vous montrer ce que c'est de saouler le monde !", puis tourner une douzaine de publicités vidéo pour cette fameuse fête envoyé à une cinquantaine de personnes sur le net.
- faire un concours de dessins bourrés avec les copains de l'atelier BD de Bordeaux 1, dont les résultats ont par la suite été brûlés dans la plus grande discrétion..."

- Rom, la H.L. de CTUB a dit…
"devenir dictateur avec un plan diabolique élaboré par EB himself : on lâche JS en manteau de fourrure et bas résilles dans la cour de l'Elysée, pendant qu'elle distrait Notre Président, je file m'emparer de la manette nucléaire et EB prend le contrôle des cuisines de l'Elysée... je m'installe sur le trône ; par un édit impérial, j'impose la circoncision obligatoire, je me constitue un harem, je fais de FM ma reine en fourrure, et je nomme l'auteur de CTUB Ministre de la propagande sur internet, CTUB devenant le petit livre rouge officiel de mon régime"
et
E.B. (futur Claude Guéant sous Roussel 1er) précisant le programme de cette future éthylo-dicature :
"- cuisine au beurre obligatoire (cuit-vapeur interdits sur le sol français)
- tatie sexy élue miss France tout les ans à vie
- E.B. se charge lui même de la construction du palais royal en lieu et place de la tour Eiffel
- Annexion de la Californie
- Vitaa représentera Marianne"

Stéphane :
"- changer le monde quand je bois mais ça ne marche jamais
- faire boire tout le monde pour que chacun prenne une décision de comptoir..."

CTUB n'a par ailleurs pas saisi certaines décisions, telle la private joke de Roméo (ex Da...) "Me ferais bien un plan à trois avec Christines B. et L. moi". CTUB se voit obligé de rompre la règle sacrée qui veut que l'on n'explique pas une blague. Selon l'expéditeur de cette décision, les deux Christine en question sont mesdames Boutin et Lagarde. Ce qui rend effectivement l'idée d'un plan à trois drôle. Non, intéressante. Non, en fait répugnante. CTUB se permet de proposer à Da... d'envisager sérieusement de se mettre à boire.

CTUB ne peut s'empêcher de faire un clin d'oeil gauche à Pinpon 2000, roi du calembour pour "la vie n'est pas cirrhose...". Désolé Pinpon 2000, mais ce n'est pas UNE DECISION DE COMPTOIR !


Bon, tout ceci est passionnant certes, mais qu'en est-il des résultats ?
Tu n'en peux plus, tu te demandes si c'est toi qui as gagné ou si ce sera une fois de plus cette p... d'Heather corruptrice de jury. Douterais-tu de l'impartialité de ton blog préféré ? Serais-tu aigri au point de le boycotter tels les JO voire de le supprimer de tes favoris en cas d'échec ?
CTUB te rassure, ô lecteur adoré, c'est en son âme et conscience de blog spiritueux et consciencieux qu'a été établi le classement suivant :

- le comptoir d'or est attribué à Christelle pour "Tiens, si je racontais des conneries sur un blog !"
- le comptoir d'argent est attribué à Christelle pour "Tiens, si je racontais des conneries sur un blog !"
- le comptoir de bronze est attribué à Christelle pour "Tiens, si je racontais des conneries sur un blog !"

A Christelle donc le circuit dans les bars toulousains, la canette verte et les vers d'Alcools* qui suivent :
"Plus criminel que Barrabas
Cornu comme les mauvais anges
Quel Belzébuth es-tu là-bas
Nourri d'immondice et de fange
Nous n'irons pas à tes sabbats

Poisson pourri de Salonique
Long collier des sommeils affreux
D'yeux arrachés à coup de pique
Ta mère fit un pet foireux
Et tu naquis de sa colique

Bourreau de Podolie Amant
Des plaies des ulcères des croûtes
Groin de cochon cul de jument
Tes richesses garde-les toutes
Pour payer tes médicaments "

Tu peux glousser, hululer et cliquer violemment sur la croix rouge (en haut à droite de ton écran), CTUB ne changera point d'avis. Faut-il le rappeler, c'est grâce à la décision de comptoir de Christelle que ta souris chatouilles gaiement CTUB.
Tu peux sinon lire, relire - délire - l'ensemble des décisions proposées par les lecteurs** de CTUB ici.
Tu peux enfin débarquer à Toulouse à tout moment pour comptoirdoriser avec Christelle.

Pour conclure ce message aussi interminable qu'un quinquennat débuté en 2007, CTUB ne voit que deux choses à ajouter : Daniela Lumbroso et Tina Arena.


* Apollinaire, Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople
** de plus en plus nombreux d'après Serge Moati.

mardi 8 avril 2008

Au delà de cette limite, votre décision de comptoir n'est plus valable

CTUB*, jury du concours de décision de comptoir déclare que :

- le concours susmentionné prendra fin le vendredi 11 avril 2008 à minuit (GMT+1)

- les résultats seront proclamés le samedi 12 avril 2008(aujourd'hui +4)

Il est encore temps de participer ou de rerereparticiper !!!

Sans transition, CTUB te propose de visionner un court métrage de Jorge Furtado et lance un appel : qui connaît L'homme qui photocopiait du même réalisateur ?




et la suite




* Non, CTUB n'a pas été pris en otage dans la forêt colombienne, il n'est pas non plus parti vivre chez les ch'tis. Il n'a pas davantage été incacéré dans les geôles françaises suite au brandissement - scandaleux reconnaissons le - d'un drapeau tibétain. Pas la peine donc d'envisager de recueillir chez toi un méchant FARC, de rechercher CTUB dans le film-qu'y-a-que-ça-sur-les-écrans?, ni de visionner le parcours parisien à 400 000 euros de la flamme olympique pour retrouver ton blog préféré. Car CTUB is back.

mardi 26 février 2008

Rratapatapatatatam* bordelais

CTUB est à Bordeaux. Pour des raisons obscures, il est censé y étudier la géographie du Japon.
Oui mais...
Lecteur, si tu rends régulièrement visite à CTUB, s'il t'est déjà arrivé de te retrouver sans motif sérieux devant ton écran-roideladébauche, ce Oui mais (appelé aussi "pourquoi faire aujourd'hui ce qui peut attendre demain" ou procrastination) t'est familier.
CTUB te propose de mieux procrastiner grâce à la compil de ses meilleures excuses du moment, le Rratapatapatatatam* bordelais de février. Avec lui, tu peux :

- te marrer en lisant Bessora

- écouter le Jukebox de Cat Power


- lire à l'envers un manga d'Asano Inio
en écoutant Tombé pour Daho
ou Berry

- jouer avec Boulet et Kek à Blog killer en écoutant


- parler du tee-shirt de Romain Duris, écouter Karin Viard et sourire à Albert Dupontel dans Paris

- manger une poêlée de Mylène (prononcer po-haie-lait-eu) au Samovar
(18 rue Camille Sauvageau, quartier Saint Michel, Bordeaux)

- et surtout participer au concours de décision de comptoir (grrrrrrrrrr°"#§!!!)

Bon Oui mais !


*A l'instar de l'omniprésente Marion Cotillard (Nicolas prévoierait de la traduire en justice pour concurrence déloyale), CTUB tient à remercier les lecteurs Vincent, Heather, Da..., E.B., Florian et Mylène de lui avoir permis de réaliser ce Rratapatapatatatam bordelais. Merci aussi à ma mère sans qui blablabla.



lundi 18 février 2008

C'est toujours un blog !

Chaque année, des milliers de blogs s'essoufflent, postent des "répondez-moi" de complaisance ou des "CTUB a lu un livre" impersonnels, histoire de faire croire qu'ils assurent encore, puis se bloguicident sans que personne ne les pleure.

CTUB était au bord du bloguicide. Et puis finalement non.

Lecteur, même si les messages de CTUB ne changent pas ta vie, même si le fond de commerce de CTUB (son J.R Ewing de président) n'a besoin de personne pour démontrer son ridicule, CTUB a bien une raison d'être : il est capable de repousser d'une minute le moment inévitable où tu devras à nouveau faire face aux soucis que t'impose ta condition. Ainsi, en tant que cyberperte de temps acceptable, CTUB a décidé de rester en vie.

Lecteur, n'hésite pas à faire un tour chez CTUB. S'il n'y a rien de neuf, c'est parce que le mariage de J.R. et Sue Helen ou les débuts de J.R junior en politique se passent de commentaire (si ce n'est : Dal-las ton univers impitoya-a-bleuh) ; c'est aussi parce que CTUB attend que les lecteurs retardataires comme Stef, Mlb, Julien ou Marie participent au concours de décision de comptoir avant d'en publier les résultats.

Aujourd'hui par exemple, tu as bien fait de consulter CTUB car grâce au lecteur "Muse travestie", tu vas écouter Sigur Ros. CTUB adore.





samedi 2 février 2008

CTUB a lu un livre !



Depuis que CTUB a "repris ses études", il est devenu dissertomaniaque*. Aujourd'hui, il te file le brouillon de la dissert que lui a inspiré Nouvelles Mythologies (Sous la direction de Jérôme Garcin. Seuil. 2007) :


En 1957, Roland Barthes publiait Mythologies, un recueil de chroniques à travers lesquelles il brossait un tableau satirique des moeurs de la société des années cinquante. En le lisant, tu apprends notamment qu'à cette époque, on regarde des matchs de catch en mangent du bifteak frites, on soutient le combat de l'abbé Pierre tout en rêvant de la nouvelle citroën.

50 ans plus tard, avec Nouvelles mythologies, Jérôme Garcin invite des socilologues, écrivains, économistes ou historiens à poursuivre l'inventaire ouvert par Barthes. Chaque chroniqueur est chargé de décrire, si possible avec humour, un phénomène ou objet mythique du XXIème siècle. Dans le "bazar" 2007, tu trouves par exemple le patch, les séries télévisées, l'Ipod, la nouvelle chanson française ou la capsule Nespresso.

Puisqu'il faut problématiser une dissert, étudions le paradoxe suivant : CTUB a aimé lire Nouvelles Mythologies mais ne te conseille pas pour autant de courir l'acheter.

I- Pourquoi CTUB a acheté Nouvelles Mythologies ?

Parce que, traumatisé d'être dépendant de la plupart des mythes de la société de consommation, CTUB apprécie qu'on le ridiculise en lui démontrant l'absurdité de son addiction.

Parce que l'avis de Jérôme Garcin, animateur de son émission de radio préférée, l'intéresse toujours.

Parce que certains articles sont consacrés à des mythes qui touchent paticulièrement CTUB ("Michel Houellebecq", "Fumer tue", "Le blog", "La pensée unique", et la "Nouvelle Eve").

Parce que CTUB le blog greluche a repéré que Jérôme Garcin avait confié une chronique à Sophie Fontanel, Laurent Joffrin, Bernard Pivot et Philippe Solers.

II- Ce qui a plu à CTUB dans Nouvelles Mythologies.

Sophie Fontanel, avec son article sur le Botox, n'a pas déçu CTUB. Extrait :"Le Botox, au fond, si ça marchait, si ce n'était pas ces têtes de grenouilles généralisées, tout le monde le ferait."

"Le blog" de Patrick Rambaud l'a également fait sourire : "Souvenez-vous de ces terribles mois de septembre où, invité à diner, vous deviez subir la tragédie des photos de vacances. (...) Aujourd'hui, il y a le blog."

Agréable découverte. CTUB ne connaissait pas Bessora. J. Garcin lui refile un sujet qui n'intéresse personne ("Les compagnies low cost"), elle en fait une nouvelle de science fiction aux dialogues délirants "Madame auriez-vous du... papier cul ? 99 centimes, dit elle. En liquide ou par carte bleue."

L'article sur "La racaille et le Kârcher" de Daniel Sibony a intéressé CTUB, le blog intello.

Aimé aussi : Didier Jacob ("Le SMS") qui imagine "Proust s'acharnant sur son Nokia pour réduire, dans le modeste écran où tout doit tenir, les longs paragraphes à subrelatives qui ont fait le charme suranné, décidément d'hier, de ses romans sans fin possible"; Emmanuel Pierrat ("Fumer tue") "L'alccol tue lentement, était-il écrit, il y a quelques années, sur une affichette placardée dans toutes les rames de métro. Et un galopin avait ajouté au marqueur : on n'est pas pressés ! " ; Denis Jeanbar ("La pensée unique") "Comme les marques, la pensée unique signe la victoire de l'esprit de monopole au sein d'une société prisonnière de dictateurs à penser et à vendre qui ont pris le contrôle de la théâtralité publique et de la machine à désirs" .

III - Pourquoi ne pas courir acheter Nouvelles Mythologies ?

CTUB s'interroge sur la pertinence de la présence du"phénomène Ducasse", du "digicode", du "plombier polonais" ou pire, de "la gariguette" dans ce répertoire des mythes du XXIème siècle. Pas convaincu non plus par le plaidoyer de Bernard Pivot en faveur du "Football roi", sauf à décider de couronner toute personne ou activité contribuant au développement des ventes de Rollex.

CTUB est en colère après J. Garcin qui a invité Pierre Assouline à en remettre une couche sur l'islamophobie de Michel Houellebecq. Dans son article sur Houellebecq, Assouline se demande (jalousement ?) "comment un auteur aussi cynique dans la manifestation de sa mysogynie" peut "remporter autant de suffrage dans les librairies, alors que celles-ci sont de notoriété publique fréquentées majoritairement par des femmes ?" et prophétise tel Zarathoustra que dans quelques temps, "les plus sages" ne prendront Houellebecq que "pour ce qu'il est, au fond : un auteur comique". CTUB n'a lu qu'un livre de Pierre Assouline et se rappelle seulement à quel point il s'est forcé à en arriver à bout. Il sait aussi que Pierre Assouline écrit beaucoup de biographies et prend un plaisir remarquable à critiquer des livres sur son blog. CTUB te conseille donc d'oublier le prophète Assouline, son avis sur la vie des écrivains et de plutôt lire les romans de Houellebecq.

CTUB a regretté la présence dans la majorité des chroniques, de l'éternel "c'était mieux avant". Mieux comment ? et avant quoi ? Il est de bon ton de répondre : avant "le GPS", "les journaux gratuits", "le téléphone portable", "les nouveaux amoureux", "Google" et "le Wifi". Retour à la pensée unique...

On n'échappe pas non plus au pontifiant "ce serait mieux si" avec la chronique de Jacques Attali ("Les 35 heures"). Notre libérateur national de croissance espère qu"un jour peut-être, la vie sera conquête de liberté et non plus réduction des contraintes". Et de pondre un rapport sur la réduction des contraintes.

Voilà. En conclusion, CTUB te propose de te prêter son exemplaire de Nouvelles Mythologies.


*dissertomaniaque : se dit d'une personne qui a l'habitude ridicule de rédiger des dissertations en trois parties pour parler de tout et n'importe quoi.

Pseudo

A l'instar des New Kids On the Block (NKOTB) ou de Calvin Klein, C'est toujours un blog ! a décidé de se faire acronymer. Lecteur, cesse un instant de fredonner Step by Step (hou baby !) et prononce cette phrase : "t'as lu le dernier post de CTUB (Ci ti you bi) ? " Cool non ?
C'est surtout plus rapide à écrire.
CTUB Adopté ?

dimanche 20 janvier 2008

Concours de décision de comptoir !



Voici les résultats d'une enquête réalisée par TNS-Sofres le 18 janvier 2008 pour C'est toujours un blog ! auprès d'un échantillon national de 8 personnes représentant l'ensemble de ses lecteurs* . La méthode utilisée est celle des quotas (sexe, âge, profession) et de la supposition.

Question 1 : Parmi les occupations suivantes, à laquelle consacres tu la majeure partie de ton énergie ?
Réponses :
- réalisation d'une classification des actes administratifs : 12,5%
- espionnage de poissons : 12,5%
- étude de la géographie de l'Asie Orientale : 12,5 %
- placement de spectateurs âgés et acariâtres dans un théâtre : 12,5 %
- dessin de vides sanitaires et toilettes pour handicapés : 12,5 %
- évitement de crachats de lamas dans l'Atacama : 12,5 %
- rejet de recours de bangladais : 12,5 %
- envoi de commentaires anonymes : 12,5 %

Question 2 : N'aimerais tu pas interrompre ces activités pour participer à un concours de décision de comptoir organisé par C'est toujours un blog ! si ce concours consistait à présenter l'idée la plus farfelue que ton cerveau ait conçue sous l'emprise de l'alcool ?
Réponses :
- oui, formidable : 87,5 %
- non, pas du tout : 0 %
- je ne bois jamais d'alcool mais je ne suis pas opposé à ce concours : 12,5 %

Devant un tel enthousiasme, C'est toujours un blog ! s'incline et lance par le présent billet le Concours de décision de comptoir**.

Pour participer, comme d'habitude, poste ta décision de comptoir en commentaire sous ce message.
A l'issue d'une délibération à durée indéterminée, de tractations invraisemblables et de transactions financières à son profit, le jury désignera l'idée alcoolisée la plus loufoque. Les prix suivants seront attribués*** :

- Au Comptoir d'or : un circuit d'une soirée dans des bars toulousains
- Au Comptoir d'argent : des vers d'Alcools
- Au comptoir de bronze : une canette de bière verte bon marché


Bonne chance à tous !




* Si tu ne te sens pas représenté par cet échantillon, manifeste-toi lecteur inconnu.
** Idée originale : Lecteur Stef.
*** Avertissements : l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Fumer à l'extérieur d'un bar vide tue. Pour ta santé, mange moins gras et moins sucré, fais du sport, utilise ton téléphone portable avec modération, bois 1,5 litre d'eau par jour. Pense à faire ramoner ta chaudière à gaz une fois par an. Ne dis pas "malgré que" mais "bien que". Honore ton père et ta mère. Travaille plus pour gagner plus. Range ta chambre et mouche ton nez. Aime la France ou quitte la.

jeudi 10 janvier 2008

Publicité autorisée pour France 3

C'est toujours un blog ! s'autorise à te parler une nouvelle fois de son ancien boulot car demain soir à 23h30 sur France 3 une émission y sera consacrée. N'oublie pas de ne pas la regarder. Va plutôt boire un verre et fumer une clope à l'extérieur d'un bar. Par contre, enregistre-là afin d'occuper l'une des nombreuses soirées où personne ne semble se rappeler de ton existence.

Donc à 23h30 vendredi 11 janvier : L'asile du droit.

Petit résumé fourni par la chaîne : "En 2006, près de 40 000 personnes ont demandé l'asile à la France. Dès leur arrivée, elles se sont adressées à l'OFPRA, Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui a statué sur la validité de leurs demandes. 92 % ont été rejetées. Les demandeurs d'asile peuvent faire réexaminer leur dossier par la Commission des recours des réfugiés. Cette juridiction unique et indépendante est la plus importante en France par le nombre de dossiers traités. En 2006, elle a annulé 4081 décisions de l'OFPRA, soit 14 % des recours déposés. 7354 réfugiés ont obtenu le droit d'asile. Ce film expose le face-à-face de cinq requérants, assistés de leur avocats et interprètes, avec la Commission. "

C'est tout.

dimanche 6 janvier 2008

Répondez-moi numéro quatre !


-
Si C'est toujours un blog ! se plaint à longueur de billets, s'il n'aime rien - ni les vacances, ni l'automne, ni noël, ni passer des concours, ni les présidents de la république de petite taille - penses-tu sérieusement qu'il va enfiler une robe pailletée, faire des résolutions foireuses et te souhaiter une bonne année 2008 (la santé surtout) ?

- Sachant qu'en 2008 C'est toujours un blog ! va se coltiner Nicolas et les élections municipales, Nicolas aux jeux olympiques et au championnat d'Europe de football, Nicolas et les présidentielles américaines, voire Nicolas se marie, doit-il pour autant envisager de célébrer avec les chinois l'année du Rat qui débutera le 7 février ?

- C'est toujours un blog ! peut-il espérer être admis au CAPLP si son IQ traveler ne dépasse pas 128 ?

- Pourquoi C'est toujours un blog ! s'enquiquinerait-il à te parler de l'excellent Richard Brautigan alors que tu as détesté les autres auteurs qu'il t'a recommandés ?

- Il se foutrait pas un peu de ta gueule C'est toujours un blog ! avec son répondez-moi truffé de liens poussiéreux ?



mercredi 19 décembre 2007

Il est né le divin enfant ?


A l'approche de Noël, C'est toujours un blog !, le blog solidaire et écolo, a du mal à résister à l'envie de se fourrer dans un sac à sapin Handicap International puis s'enterrer dans une déchetterie pour s'y biodégrader paisiblement.

Une question le hante : pourquoi noël ?

Selon Wikipédia, l'ami honteux de C'est toujours un blog !, c'est le pape Libère qui, en 354, décréta que nous célèbrerions la nativité un 25 décembre. Ledit pape prétendait par ailleurs que la vierge Marie lui était apparue.
1650 ans plus tard, au nom d'une décision prise par un homme à la santé mentale discutable, te voici en train d'acheter plein d'objets inutiles mais dernier cri dans un centre commercial bondé d'autres toi qui font de même.
Te voici en train de te ruiner en cadeaux à la hauteur de ton amitié, de ton amour ou de ton lien de parenté.
Te voici en train de préparer un diner que tu mettras une semaine à digérer.
Te voici en train de dépenser des sommes dont ton budget ne se remettra jamais.

Mais bon. C'est Noël et personne n'y peut plus rien.

C'est toujours un blog ! a lui-même exagérément arpenté les allées de Carrefour Labège, de sorte qu'il serait capable d'en dessiner de mémoire un plan d'évacuation en cas d'incendie. Lors de la demi-heure d'attente qui a précédé son passage en caisse, il a donc décidé :
1/ qu'il ne prendrait pas le risque d'investir dans un sac à sapin. Pire, il achèterait un sapin artificiel.
2/ qu'il appliquerait pour de vrai auprès de ses cinq lecteurs, la maxime inscrite sur ses paquets "plaisir d'offrir, joie de recevoir".
Ainsi, C'est toujours un blog ! te l'annonce : sans débourser le moindre kopek, il va prendre son pied à envelopper ton petit cœur glacé d'une onctueuse couche de joie.

Comment ? Simplement en t'offrant quelques extraits de ses lectures préférées. (thème : hommes et femmes)
Tu es déçu oui mais ne pars pas. Laisse toi envahir par la saveur exquise de ces judicieux assemblages de mots. Oublie, le temps d'une phrase, l'absurdité de l'histoire qui commence avec la naissance supposée d'un messie et se termine par l'explosion des ventes de iphone. Quitte à lire une histoire invraisemblable, autant que ce soit dans un roman.
C'est toujours un blog ! se la pète grave, c'est certain, mais il espère que tu accepteras de te la péter avec lui parce que putain ça fait du bien.
C'est parti !

"Il entre un major, non, une étoile d'argent, un colonel, avec une belle fille dans les bras, belle fille c'est peut-être un peu trop dire, elle a la peau claire et rose, les traits ronds comme si on venait de la tailler dans la glace et si ça avait déjà un peu fondu, ce genre de traits ronds, sans bosses, sans fossettes, ça cache forcément quelque chose, ça fait penser à un trou du cul après un lavement, bien propre et désodorisé."
Boris Vian, Martin m'a téléphoné in recueil de nouvelles Le Loup-garou.

"Alors la conversation s'engagea sur les femmes. Pellerin n'admettait pas qu'il y eût de belles femmes (il préférait les tigres) ; d'ailleurs, la femelle de l'homme était une créature inférieure dans la hiérarchie esthétique :
- Ce qui vous séduit est particulièrement ce qui la dégrade comme idée ; je veux dire les seins, les cheveux...
- Cependant objecta Frédéric, de longs cheveux noirs avec de grands yeux noirs...
- Oh ! Connu ! Assez d'Andalouses sur la pelouse !"
Gustave Flaubert, L'éducation sentimentale.

"A partir d'un certain âge, une femme a toujours la possibilité de se frotter contre des bites ; mais elle n'a plus jamais la possibilité d'être aimée. Les hommes sont ainsi, voilà tout."
"Au fond, se demandait Michel (...), à quoi servaient les hommes ? Il est possible qu'à des époques antérieures, où les ours étaient nombreux, la virilité ait pu jouer un rôle spécifique et irremplaçable ; mais depuis quelques siècles, les hommes ne servaient visiblement à peu près plus à rien. Ils trompaient parfois leur ennui en faisait des parties de tennis, ce qui était un moindre mal ; mais parfois aussi ils estimaient utile de faire avancer l'histoire, c'est à dire essentiellement de provoquer des révolutions et des guerres."
Michel Houellebecq, Les particules élémentaires.

"Fille : Les jeunes filles. - Eviter pour elles toutes espèces de livres (articuler ce mot timidement)."
Gustave Flaubert, Le dictionnaire des idées reçues.

"- Lorsqu'un homme a près de soixante ans et qu'il décide de rompre avec une jeune femme qu'il aime et qui l'aime, de quoi fait-il preuve à votre avis ?
- De connerie, monsieur.
Il haussa des sourcils dédaigneux."
Romain Gary, Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.

"Sache, ô cousin chéri, que le dixième manège est justement la mise en concurrence. Panurgise-la donc sans tarder, dès le premier soir. Arrange-toi pour lui faire savoir, primo que tu es aimé par une autre, terrifiante de beauté, et secundo que tu as été sur le point d'aimer cette autre, mais que tu l'as rencontrée, elle, l'unique, l'idiote de grande merveille, ce qui est peut-être vrai, d'ailleurs. Alors, ton affaire sera en bonne voie avec l'idiote, kleptomane comme toutes ses pareilles."
Albert Cohen, Belle du Seigneur.

"Le regard de l'homme a déjà souvent été décrit. Il se pose froidement sur la femme, paraît-il, comme s'il la mesurait, la pesait, l'évaluait, la choisissait, autrement dit comme s'il la changeait en chose. Ce qu'on sait moins, c'est que la femme n'est pas tout à fait désarmée contre ce regard. Si elle est changée en chose, elle observe donc l'homme avec le regard d'une chose. C'est comme si le marteau avait soudain des yeux et observait fixement le maçon qui s'en sert pour enfoncer un clou. Le maçon voit le regard mauvais, il perd son assurance et se donne un coup sur le pouce."
Milan Kundera, Le livre du rire et de l'oubli.

"Jadis la bourgeoise et la putain se partageaient des rôles bien définis ; à l'une le correct et le convenable, à l'autre le vulgaire et le voyant. Cette distinction désormais ne tient plus ; la racoleuse peut être chic et stricte, et l'élégante dépenser des fortunes pour s'habiller en dévergondée".
Pascal Bruckner, La nouvelle Eve, in Nouvelles mythologies.


'lut !

mercredi 5 décembre 2007

Les pieds sur la commission des recours des réfugiés


Voici 4 bonnes raisons d'écouter deux reportages consacrés à la Commission des recours des réfugiés diffusés par France culture dans l'émission Les pieds sur terre :

- tu veux en savoir plus sur l'ancien métier de C'est toujours un blog ! (oui, oui, avant de passer son temps à poster des billets sans intérêt sur internet, C'est toujours un blog ! avait un vrai boulot)

- tu te prends pour Kafka et tu cherches le tribunal absurde qui inspirera le best-seller que tu rêves de publier chez Plon

- rappeler à tes amis que ton hyperPrésident préféré était autrefois avocat ne suffit pas à leur faire comprendre l'antipathie que tu as contre cette profession et tu es à court d'exemple (dans le second reportage, tu peux écouter mentir un avocat lorsqu'il répond à la journaliste que non, il n'a pas pris connaissance du dossier de son client 5 minutes avant l'audience)

- on est encore en automne, il fait froid et tu n'as rien de mieux à faire

Pioche parmi ces bonnes raisons puis clique sur les liens vers

Bonne écoute !

mercredi 28 novembre 2007

Résultats du petit concours d'épitaphe !!!!!!!!!!!



Voici le classement établi par le jury C'est toujours un blog-Pedigree* (Pour un chien rayonnant de santé) à l'issue du petit concours d'épitaphe


- l'épitaphe d'or est attribuée à :

Rom (pas lui mais moi)
pour son "Je suis pas vraiment mort; je suis en cavale avec Elvis, John-John Kennedy, et Jean-Pierre Chevènement".

C'est toujours un blog! invite Rom (pas lui mais moi) à retirer rapidement son prix dans le cimetière le plus proche de chez lui.
- l'épitaphe d'argent est attribuée (ex aequo) à :

Marie
pour son " M'ENFIN!"

et à

Da...
pour "Un autre monde est possible"
C'est toujours un blog ! propose à Marie et Da... de partager (à l'hémistiche) ces quelques vers de circonstance et de Jaccottet :

"Sois tranquille, cela viendra ! Tu te rapproches,

tu brûles ! Car le mot qui sera à la fin

du poème, plus que le premier sera proche

de ta mort, qui ne s'arrête pas en chemin.

Ne crois pas qu'elle aille s'endormir sous des branches

ou reprendre souffle pendant que tu écris.

Même quand tu bois à la bouche qui étanche

la pire soif, la douce bouche avec ses cris

doux, même quand tu serres avec force le noeud

de vos quatre bras pour être bien immobiles

dans la brûlante obscurité de vos cheveux,

elle vient, Dieu sait par quels détours, vers vous deux,

de très loin ou déjà tout près, mais sois tranquille,

elle vient : d'un à l'autre mot tu es plus vieux."


- L'épitaphe de bronze est attribuée à :

Pinpon 2000 pour son "Evitez de faire une soustraction de merde dans votre tête en faisant semblant de vous recueillir, j'avais .. ans"

C'est toujours un blog ! offre à Pinpon 2000 l'un des magnifiques pin's de sa collecion bébète show













- C'est toujours un blog ! invite les perdants malheureux à se consoler en méditant sur cette maxime (23) de La Rochefoucauld : " Peu de gens connaissent la mort. On ne la souffre pas ordinairement par résolution, mais par stupidité et par coutume; et la plupart des hommes meurent parce qu'on ne peut s'empêcher de mourir."


Pour valoir ce que de droit,

Le jury C'est toujours un blog-Pedigree (Pour un chien rayonnant de santé)












*conséquence du refus opposé par l'Oréal à C'est toujours un blog ! qui pourtant le vaut bien.


dimanche 25 novembre 2007

Au delà de cette limite, votre épitaphe n'est plus valable

Le jury du petit concours d'épitaphe déclare que :

- le concours susmentionné prendra fin le mardi 27 novembre 2007 à minuit (GMT+1)

- les résultats seront proclamés le mercredi 28 novembre 2007 (aujourd'hui +3)

Il est encore temps de participer !!!*






* Note de bas de page à caractère informatif :
Ceux d'entre vous qui ne sont pas dupes auront décelé dans cette phrase -voire dans la totalité de ce message - une parodie à but euphémistique.
Rappel : l'euphémisme est la figure rhétorique "par laquelle on adoucit ou atténue une idée dont l'expression directe aurait quelque chose de brutal, de déplaisant".
En l'espèce, ce que C'est toujours un blog ! pense, c'est " 'tain, plus personne ne poste de commentaire. Vais finir par me retrouver dans le cimetière des blogs. Noooooooon !"
Comme un ultime cri de détresse, il utilise une nouvelle fois la pathétique technique publicitaire connue sous le nom de "coup de la pub 3 suisses" (celle qui te fait croire que tu peux gagner 1 million d'euros si tu commandes avant telle date, alors que non. Pas du tout. Jamais de la vie).
Ainsi, C'est toujours un blog ! t'annonce que tu as encore une chance de remporter le petit concours d'épitaphe alors que tout le monde sait primo, que tu te moques éperdument de remporter ce concours, deuzio, que tel le vainqueur d'un jeu des 3 suisses, tu gagneras, au mieux, un cadeau tout merdique, moche et inutile, tertio, que ce concours d'épitaphe n'a absolument aucun intérêt.
Ainsi, l'expression directe de l'idée de C'est toujours un blog ! - laquelle peut effectivement avoir effectivement quelque chose de brutal ou déplaisant - serait la suivante : "ça vous ferait mal au cul de poster un nouveau commentaire ? Z'allez pas vous bouger un peu, non ??"

C'était vraiment très intéressant.



jeudi 8 novembre 2007

Pour tuer C'est toujours un blog ! tapez 1


C'est toujours un blog !
est une greluche. Il fait des crises du pull* et se trouve moche. Même son nom ne lui plaît plus.
Contaminé par l'enthousiasme effréné de son Président et abruti par la télé réalité, C'est toujours un blog ! rêve d'être relooké et coatché tel le vainqueur de la Star'ac à sa sortie du château, afin de conquérir le net comme Nicolas a su conquérir l'Amérique.

Trop de concours tue le concours. C'est toujours un blog ! s'expose à ce risque et vous propose un troisième challenge : lui trouver un nouveau nom.

Soucieux de vivre avec son temps, il adopte une procédure staraco-sarkozienne :

-Etape 1, pré-sélection :
Adressez vos suggestions de noms en commentaire sous ce message.
Lorsqu'il aura reçu une dizaine de noms, C'est toujours un blog ! en sélectionnera trois.

-Etape 2, vote du public :
Avec l'aide de blogspot, C'est toujours un blog ! soumettra ces trois noms à un sondage auquel vous pourrez participer pendant une semaine.

- Etape 3, résultats :
A l'issue de la semaine de sondage, le nom qui obtiendra le plus de voix sera adopté par C'est toujours un blog !
Les candidats dont les propositions n'auront pas été sélectionnées seront renvoyés dans leur pays.

Bonne chance à tous !




*La crise du pull, c'est lorsque réveillée de mauvais poil, tu te trouves grosse et moche. Tu explores ta garde-robe et rien RIEN ne te plait. Pas même ce jean que jadis tu chérissais. Tu l'empiles sur ton lit, au sommet de la montagne des vêtements essayés en vain. La crise du pull, c'est lorsque, affalée sur cette montagne, tu décides qu'il n'y a pas assez de place sur cette terre pour ton gros cul et ce jean. L'un des deux DOIT disparaître. Mais il est l'heure de partir au boulot. Tu es déjà en retard. La crise du pull, c'est lorsque tu n'as plus d'autre choix qu'enfiler ce jean. Et ta journée est foutue.

jeudi 1 novembre 2007

Rratapatapatatatam* (d'automne) !


C'est l'automne et même si tu aimes bien ces arbres rouges dont tu ignores le nom, tu ne peux t'empêcher de déprimer grave. Il fait froid. Les gens sont de plus en plus laids et emmitouflés.
Tes cheveux préfèrent le carrelage à ton crâne. Depuis le passage à l'heure d'hiver, il fait jour uniquement quand tu bosses et tu t'endors dès vingt heures.Tout va mal. D'ailleurs, c'est la Toussaint.
C'est toujours un blog ! n'est pas un magazine féminin, il ne peut rien pour tes cheveux. En revanche,
il te propose de quoi rester éveillé jusqu'à vingt heures trente.
Comment ?


- En faisant grouiner le petit koala de Bouletcorp

- En rencontrant Enzo Cormann, Nancy Huston ou Anne Alvaro au festival Lettres d'automne de Montauban :


- Grâce à Martine ou Everland :








"De la madeleine maltraitée" MLB





- En écoutant





- En dévorant :
(grâce au Masque)











- En louant :












ou











ou encore














- En rendant visite à Daniel Schneidermann jusqu'au retour d'arrêt sur image

- En participant au petit concours d'épitaphe, en y postant une dixième épitaphe, ou, pourquoi pas, en utilisant ce concours pour adresser un message à E.B.


* Le Rratapatapatatatam est le produit de l'accouplement d'une
auberge espagnole et d'un téléphone arabe (test ADN ok). Il est désordonné, éclectique et aime que tu l'alimentes en écrivant à C'est toujours un blog !

samedi 20 octobre 2007

Répondez-moi numéro trois !


- Si
C'est toujours un blog ! a acquis 5 lecteurs en 5 mois d'existence, quel est le nom du zéro lecteur virgule zéro trois trois trois trois trois trois trois du jour ?

-Les participants au petit concours d'épitaphe ont posté plusieurs épitaphes. Faut-il en déduire qu'ils croient en la réincarnation ? (Il fait comment le jury pour établir un classement maintenant, hein ??)

- Questions musicales :

  • Combien de livres sterling avez-vous donné à Radiohead pour écouter leur nouvel album In Rainbows ?
  • Je porte un chapeau rose en poil de yack, je sais jouer trois notes de trompettes et j'ai néanmoins accompagné Mélissa Laveaux lors de la première partie du concert de Feist à Bordeaux. Qui suis-je ? (mais qui est-ce ???)
  • Pourquoi C'est toujours un blog ! ne vous a-t-il jamais parlé de la chanteuse Julie Doiron, de son album I woke myself up ou de la chanson Have you seen the moon ? qu'elle interprète en duo avec Herman Dune ? (ouf c'est fait)
  • Où peut-on assister aux concerts de Goran Bregovic, Suzanne Vega (tutu tu lut tutu tu lut) et La Banda du dock durant la même soirée? ( réponse : Marseille, Fiesta des suds, C'est toujours un blog ! s'y rend de ce pas)
- Si C'est toujours un blog ! souhaite lui aussi rompre avec Nicolas, à quel juge doit-il s'adresser ??


Julie Doiron. Me and my friend.

Répondez-moi n°1 et n°2

vendredi 5 octobre 2007

La vie compliquée du Prince Parasite (Chapitre III, fin)

III

Où en étions nous ?
Oui, le plan imaginé par Parasite afin de neutraliser son père, lequel s'opposait à son mariage avec Doubaiser. A ce point du récit, nous avons les idées claires d'une part sur la propension de notre famille royale à supprimer sans état d'âme tout importun, d'autre part sur la naïveté des habitants de ce royaume. Nul besoin de détailler comment Parasite est parvenu à tuer son père et emprisonner sa mère sans être inquiété par qui que ce soit.
Il faut dire que les sujets, aussi niais qu'ils étaient, ne supportaient plus l'hypermonarque et regrettaient les temps joyeux où ils étaient gouvernés par un roi qui s'occupait de ses affaires et puis c'est tout. Ils furent naturellement conquis par leur nouveau Roi Parasite qui avait le bon goût de ne jamais parler politique.

Au lendemain de son couronnement, Parasite proclama d'ailleurs l'unique loi de son règne. Cette loi disposait comme suit : "Le mariage est libre". Point.
L'intention du Roi était uniquement de permettre son mariage avec le prince Doubaiser. Mais l'interprétation de cette disposition donna rapidement lieu à une immigration surprenante. Des centaines de princesses que la fée Chronostop avait condamnées dans le chapitre II à ne plus embrasser prirent en effet la décision de venir épouser des crapauds avant-transformation en attendant des temps plus favorables. Un pari géant sur l'avenir se joua en somme dans le royaume - pari consistant à miser sur le batracien au meilleur potentiel princier.

video


L'union de Parasite et Doubaiser passa pour anecdotique à côté des mariages fantaisistes de cette époque. Mais union il y eut. Et consommation.
Par souci de ne pas perturber les habitants du royaume, Doubaiser entreprit de se comporter en parfaite première dame. Comme il adorait se travestir, il profita de son nouveau rôle pour farfouiller dans la garde-robe de la précédente Reine et lui chiper ses plus belles toilettes.
Dans les royaumes voisins, l'on ragota beaucoup sur ce "King dressed as girl" que l'on finit par surnommer the Drag Queen. Doubaiser, loin d'en être vexé, fit fabriquer de nouvelles robes plus à son goût, puis d'autres, toujours plus extravagantes.
Les sujets tuèrent père et mère pour assister aux cérémonies officielles durant lesquelles l'on pouvait observer Doubaiser dans ses grandioses tenues. Bientôt, les jeunes pages et valets du couple royal adoptèrent la mode insufflée par leur Drag Queen. Ce phénomène se propageant, Parasite institua pour faire plaisir à son compagnon une parade annuelle à laquelle pourraient participer tous les hommes vêtus de tenues féminines.
Une ambiance extraordinairement festive régnait alors dans le royaume. Et comme chacun sait, euphorie de la population entraine diminution des dépenses de sécurité sociale et augmentation de la consommation des ménages donc retour de la croissance et bonheur, bonheur, bonheur.
Fin du conte ? Non.

Car Parasite, spirituel et compliqué, ne se satisfaisait nullement de ce climat qu'il jugeait totalement superficiel. Il était malheureux, malheureux, malheureux sans comprendre pourquoi. Comme un enfant auquel on aurait offert le magnifique livre de coloriage dont il rêvait et qui aurait perdu ses crayons de couleur. Disait-il.
Mélancolique et de plus en plus en décalage avec Doubaiser, il ne cessait de penser aux belles images qui lui avaient été inoculées durant ses longues années de sommeil forcé. Or le libertinage ambiant ne ressemblait en rien à l'idéal sous-tendu par ces images.
Doubaiser, loin de comprendre le spleen de Parasite, prenait un plaisir sadique à lui raconter ses folles soirées de luxure. Il se moquait ouvertement du roi qui s'isolait désormais chaque jour pour lire des romans d'amour.
A la suite de l'une de ses lectures, Parasite se mit en tête qu'avoir un enfant le dégagerait naturellement de l'abîme dans lequel il était empêtré. Mais il lui suffit d'esquisser l'hypothèse de convoquer la sorcière Hybrida et permettre à Doubaiser d'enfanter pour que celui-ci s'offusque, s'évanouisse puis s'évapore pendant plusieurs semaines.

Parasite, terriblement déçu et perdu, s'en remit dans un premier temps à la médecine. Un naturopathe réputé pour sa perspicacité diagnostiqua une obstruction du canal cosmique et lui prescrit une infusion quotidienne de chanvre indien. Après avoir suivi ces conseils et une cure de désintoxication, le roi s'adressa à un psychosorciologue, lequel l'incita à chercher les causes de sa mélancolie du côté de son enfance et pourquoi pas du comportement peu apaisant de ses parents.
Mais Parasite refoula la suggestion et resta convaincu que seul le fait d'avoir un enfant lui permettrait de trouver le bonheur.
Si Doubaiser refusait de l'aider, il trouverait bien quelqu'un d'autre, pensait-il. Mettant en doute jusqu'à son homosexualité, le roi décida 1/de lourder Doubaiser 2/d'épouser en seconde noce l'une des nombreuses princesses frustrées 3/de concevoir avec 2 une descendance abondante 4/de conclure en bonne et due forme ce conte interminable.
Je saute l'étape 1 qui fut bien trop douloureuse pour Doubaiser et ses admirateurs dont j'étais.
S'agissant de l'étape 2, après avoir fait le tour du royaume à la recherche d'une génitrice acceptable, Parasite arrêta son choix sur une princesse dont le mari crapaud avait un profil particulièrement peu prometteur, persuadé que celle-ci ne pourrait l'éconduire.
En guise d'approche, Parasite proposa à la jeune femme de convoquer la fée Chronostop afin de trouver un remède à sa paralysie buccale. En échange de quoi la princesse devrait se marier avec lui et avoir beaucoup d'enfants.
A la surprise du roi, la princesse Pragmatique réclama quelques jours de réflexion durant lesquels des scientifiques de son royaume d'origine procèderaient à une analyse généalogique permettant de vérifier que Parasite est bien le fils de son père ainsi que l'arrière petit-fils de son arrière grand-père. Dans le royaume de la princesse, tout enfant illégitime était en effet dépisté puis exécuté conformément au principe "mieux vaut un crapaud légitime qu'un prince bâtard".

Dès les premiers jours d'attente, Parasite se mit à douter. Tout lui paraissait si compliqué. Dans ces conditions, pourquoi enfanter ?
C'est alors qu'il fit venir la fée Chronostop de Nice. Mais au lieu d'aborder le cas de la princesse, il pria la fée de le plonger à nouveau, et cette fois-ci à jamais, dans le délicieux sommeil où il avait vécu ses premières années. Les meilleures.
La fée, qui n'était plus à ça près, s'exécuta sans tergiverser, plaça notre Parasite endormi en lieu sûr puis retourna à sa partie de bridge.

Définitivement privé de souverain, le royaume se disloqua. Ses milliers d'habitants se dispersèrent autour du monde, trimballant avec eux le récit de ce qu'ils avaient retenu de la vie compliquée du Prince Parasite. Et autant de moralités à ce conte.
Exemple :
Parisss à Paris : " C'est vraiment pas sympa d'appeler son fils Parasite!"

Et selon vous, quelle morale à ce conte ?


FIN

mardi 25 septembre 2007

Petit concours d'épitaphe !

*

Vous avez aimé le Grand concours Mister Molo ? Bonne nouvelle. De la subtile alliance entre l'imagination délirante de Rom (pas Lui mais moi...) et l'hypocondrie de C'est toujours un blog ! est né un nouveau concours. Un concours qui se propose de faire éclore le chrysanthème qui gît en chacun de vos êtres périssables. Un concours d'épitaphe.

Pour participer, toujours aussi simple. Postez en commentaire sous ce message l'inscription que vous souhaiteriez voir gravée sur votre stèle, koubba ou vase cinéraire.

Après lecture de vos oeuvres, le jury omnipotent du grand concours Mister Molo désignera** les funestes lauréats du petit concours d'épitaphe et leur décernera les prix suivants :

- A l'épitaphe d'or, des chrysanthèmes
- A l'épitaphe d'argent, quelques vers
- A l'épitaphe de bronze, un magnifique pin's***

Bonne chance à tous !




* Strip de Zack Weiner
** sauf trépas fortuit de sa part
*** hors sujet mais collection has been à écouler


jeudi 13 septembre 2007

Résultats du GRAND CONCOURS MISTER MOLO, session 2007

Avant de publier le classement, petit rappel des "poèmes" en lice :

Rom (pas lui mais moi)
" ......Non mais c'est pas moi, c'est la note qui a prouté......."

Anonyme 1
" Molo le chat mâche son chamallow
ce qui
on le sait bien
donne des gaz à l'âme."

Anonyme 2

"Molo ramono ramone mais ramollo abandonne malboro."

Pinpon 2000

Mister Molo,
Est bien trop beau,
Une agression,
Pour la tension,
Une pulsion,
Ingurgitons,
Un coup de mou,
Un rendez-vous,
Un coup de tête,
J'ai molo nez...

Save
the cheerleader

poème américain
Give me a "M"
Give me a "O"
Give me a "L"
Give me a "O"
M-I-S-T-E-R M-O-L-O

Marie

"ballonnements et flatulences à répétition
ou peut-être un problème au côlon
C'est vrai Mr Mollo ce bon à rien
gâche mon quotidien
allez je me décide, je le quitte
colipathie ou colite
bonne chance pour la suite"

Da
...

"Sur une chaise je m'assis
Mister Molo y était sis
Prout"

Vous faites partie du jury d'un fameux concours, plusieurs de vos amis y participent, certains d'entre eux tentent de vous influencer et vous vous faites un devoir d'élaborer un classement objectif. Entre le talent des participant et la peur de vexer, vous avez du mal à vous décider, vous tergiversez, vous voulez faire le meilleur choix possible.
Vous, mais pas C'est toujours un blog ! qui n'a pas hésité une seconde pour en arriver au classement suivant :

- Molo d'or : Pinpon 2000 (ton poids en Mister Molo, vive weight watcher)
- Molo d'argent : Save the cheerleader (week-end à Toulouse, hum, le 22 ?)
- Molos de bronze
ex aequo : Marie et Da... (gagnants de la coupe de champagne à deux pailles)

Des Molos spéciaux :

- Molo de la note qui proute : Rom (pas lui mais moi)
- Molo du jeu de mot : Anonyme 1
- Molo de consolation : Anonyme 2

Pour valoir ce que de droit.

Le jury




Si, pour quelque raison que ce soit, vous aviez des remarques à formuler sur le déroulement ou les résultats de ce concours, vous pouvez les adresser à qui de droit. Après avoir pris connaissance de vos doléances, il confiera l'instruction de votre réclamation à qui mieux mieux et inch'Allah.

mercredi 12 septembre 2007

Au delà de cette limite, votre poème n'est plus valable

Le jury du GRAND CONCOURS MISTER MOLO déclare que :

- le concours susmentionné prendra fin le mercredi 12 septembre 2007 à minuit (GMT+2)*

- les résultats du concours seront proclamés le Jeudi 13 septembre 2007 (aujourd'hui +1)




* Tout poème envoyé après cette date sera discrédité, méprisé, voire molesté.

samedi 1 septembre 2007

L'été meurtrier

Enfin, la rentrée. Finis les magasins fermés, les films américains au ciné, les présentateurs radio débutants, la centième diffusion du gendarme à Saint-Tropez, les garagistes sans scrupules et les gynéco qui répondent pas au téléphone.
Vivement la fin des congés payés et le retour au 49H.

Heureusement, C'est toujours un blog ! a profité de la fin du monde pour ajouter des "quand j'aime bien ce livre" à ne pas rater.
En outre, il s'est enrichi de trois internautes désœuvrés (1+3=4), lesquels ont posté des commentaires à faire rougir mon Widescreen 15.4", ainsi que des poèmes Mister Molo augmentant les espoirs de clôture du GRAND CONCOURS dont vous attendez les résultats avec une indifférence non dissimulée.

Il faudra patienter quelques jours - ces premiers jours de septembre qui exterminent les amourettes nées sur le camping du Palmier (Dunkerque plage) et restituent leur couleur d'origine à nos épidermes en lambeaux dans la baignoire - pour lire la suite de La vie compliquée du Prince Parasite.

Petit cadeau de rentrée : une vidéo des vacances dans l'hémisphère sud de C'est toujours un blog !


video

Une vidéo signée Romlevrai.

mardi 7 août 2007

Répondez-moi numéro deux !

Répondez-moi numéro 1

- Si je me déclare favorable à la franchise sur les soins de santé, au paquet fiscal, à l'abaissement de la majorité pénale et à la disparition des préretraites, ai-je une chance d'être invitée à Boston pour les vacances ?


- Aimez-vous le Texticule suivant :
"Q. - Parlez-moi des articles.
R. - Il y a les articles définis, les articles indéfinis et les articles ménagers.
Q. - Parlez-moi des articles ménagers.
R. - Les articles ménagers sont entre les mains des ménagères comme le pétrole entre les mains des petits épargnants.
Q. - Parlez-moi des petits épargnants.
R. - Les petits épargnants ne sont pas un article d'exportation.
Q. - Pourquoi n'avez-vous pas cité tout à l'heure les articles d'exportation ?
R. - Parce qu'ils font partie des articles indéfinis.
Q. - Y a-t-il d'autres articles indéfinis ?
R. - Oui. L'article de la mort.
Q. - Citez-moi quelques articles définis.
R. - Egalement l'article de la mort.
Q. - Donnez-moi votre impression générale sur les articles.
R. - Une impression assez favorable
." (Les articles) ?
Si oui, sachez qu'il s'agit d'un "Texticule" extrait de Contes et propos de Raymond Queneau.

- Si la serveuse du restaurant est complètement bourrée, qu'elle me sert une omelette alors que j'avais commandé une crêpe, que les frites ne sont pas cuites et que la bière est chaude, dois-je envisager de commencer un régime ?

- Elle est pas belle la vie quand on est de retour à Reims pour les vacances et qu'on a même pas eu son concours ? (la réponse est noui)

- Est-il autorisé d'autoriser ?

Répondez-moi n°3

dimanche 5 août 2007

La vie compliquée du Prince Parasite (chapitre II)


Si vous avez manqué le début.

II


Durant l'exposé interminable des griefs de la Reine, le Roi, qui ne pouvait en placer une, en profita pour se faire le raisonnement suivant :
"La Reine s'ennuie. Elle a envie de divertissement. J'ai quant à moi besoin de sérénité pour gouverner. Il serait judicieux d'envoyer cette hystérique en mission afin de retrouver ma royale paix.
Justement, un homme dont les enfants sont prisonniers d'une sorcière ne cesse de me harceler pour obtenir leur libération. Envoyer la Reine négocier avec la vieille folle serait extrêmement profitable tant à la réputation du royaume qu'à ma propre tranquillité. Dès qu'elle consentira à la fermer, je lui proposerai les services du chevalier le mieux membré, afin qu'elle ne puisse refuser cette mission". Et de conclure ainsi : "Hi, hi, hi, je suis vraiment le Roi le plus ingénieux de tous les contes de fées", car il avait un peu pris le melon ces derniers temps.

Séduite par la perspective d'une escapade en forêt avec ledit chevalier, la Reine accepta la mission.
En chemin, les deux émissaires apprirent à se connaître. Par la suite, leur relation s'approfondit. Ils devinrent inséparables et firent ensemble de nouvelles expériences. Et puis, avec le temps, ils se lassèrent, eurent envie de fréquenter d'autres personnes. C'est alors que leur mission leur revint à l'esprit. Ainsi, trois ans après leur départ du palais, le chevalier et la Reine prirent la direction de la Forêt des Friandises où étaient retenus Hansel et Gretel.

Pendant ce temps, au Palais, le Roi se mit en tête de faire réveiller son fils, sa bataille, afin de pouvoir établir une dictature durable. Il convoqua à cette fin la fée Chronostop. Celle-ci ne vit pas d'un bon oeil de flanquer en l'air des mois de travail et signala, à juste titre, au Roi que l'on avait jamais vu un conte de fées dans lequel on aurait purement et simplement annulé un sort. Le Roi, qui détenait un bibliothèque fournie en dossiers truculents, trouva cependant les arguments pour convaincre Chronostop de faire preuve de bonne volonté. Celle-ci concocta donc une formule magique en vertue de laquelle Parasite se réveillerait "dès qu'il recevrait un baiser d'une personne de sang royal".

Dans la Forêt des Friandises, la Reine parvint assez aisément à convaincre la sorcière bigleuse de libérer Hansel et Gretel. "Ces enfants n'engraissaient de toute façon pas", se plaignait la vieille*.
Des esprits malveillants mirent en relation le retour des enfants et la transaction " Pain d'épice contre chair fraiche "qui fut par la suite conclue entre le royaume et la sorcière pédophage. Afin de semer le trouble dans ces rumeurs, le Roi commanda à deux frères scribes le soin de romancer l'histoire des deux enfants. Cette version, selon laquelle Hansel et Gretel seraient parvenus à s'échapper grâce à leur seule ingénuosité, eut un tel succès que le peuple prit grand plaisir à se faire couillonner par notre décidément astucieux couple royal.

De retour au Palais, la Reine qui avait eu la lucidité d'y laisser trainer un oeil et une oreille, prit connaissance des manoeuvres du Roi pour réveiller leur Parasite de fils. Or non, elle ne souhaitait toujours pas avoir à s'occuper d'un prince. "Les couches, les jouets qui trainent, la crise d'adolescence et le prix des études, non merci ! " criait-elle à qui voulait l'entendre.
Chronostop fut à nouveau convoquée et rappliqua auprès de la Reine non sans renâcler. Acceptant les tonnes d'or offertes, la fée, proche de la crise de nerf, décida de frapper fort puis de s'installer fissa sur la Côte d'Azur. Pour s'assurer du sommeil éternel de Parasite, Chronostop condamna toutes les princesses nées et à venir à ne pouvoir jamais embrasser qui que ce soit.
La mesure radicale emballa totalement la Reine qui y vit une belle occasion d'handicaper ses éventuelles rivales. Car elle avait pris goût à l'amour extraconjugal.

Le Roi dut se résoudre à ne point avoir de successeur. Il trouva en revanche un excellent moyen d'utiliser sa descendance. Il fit exposer Parasite dans une salle du Palais ouverte au public moyennant un droit d'entrée exorbitant. L'attraction responsable de la paralysie de toutes les princesses passionna les souverains et les privilégiés des royaumes voisins, ainsi que l'avait imaginé le Roi.
Ce dernier profita de cette agitation pour se débarrasser discrètement des indigents et faire passer deux ou trois mesures totalement iniques de manière à attirer toujours plus les fortunes étrangères vers SON royaume.
Or, parmi ces nantis, vint un jour un prince prénommé Doubaiser, lequel pâtissait davantage encore que ses pairs du sortilège lancé par Chronopost sur toutes les princesses.
Passant devant le Palais, il décida d'aller visiter le célèbre Parasite, cause de son désoeuvrement.
A la vue de l'endormi, il fut curieusement ébranlé et comprit qu'il était en train de tomber amoureux.
Troublé par cette passion irrationnelle, il ne put s'empêcher de revenir chaque jour reluquer Parasite puis finit par acheter tous les billets d'entrée afin de ne plus être dérangé dans sa contemplation. Une fois seul avec le prince, n'y tenant plus, il l'embrassa.
Comme l'on pouvait s'y attendre, car bon sang c'est un conte, le sort lancé par Chronopost présentait une faille et Doubaiser venait de s'y engoufrer corps et âme. Parasite se réveilla donc et prononça ses premières paroles "C'est pas trop tôt! ". Il avait en effet hérité de l'impatience de sa mère et de l'agressivité de son père.
Pas mécontent du physique de Doubaiser, ce fut avec joie qu'il mit en application les douces pratiques qu'il avait vu en rêve pendant ces vingt années de sieste.

L'on aurait aimé conclure ici par la formule classique selon laquelle les deux princes se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Malheureusement, le Roi était absolument opposé au mariage homosexuel, et a fortiori à l'adoption par de tels couples. C'est pourquoi Doubaiser et Parasite durent élaborer un plan pour se débarrasser du Roi réactionnaire et de son épouse devenue folle à lier.

LA SUITE ICI


* Voir le conte Hansel et Gretel des frères Grimm


samedi 4 août 2007

Entendu dans la Marne

Vendredi 3 août 2007. Chalons-en-Champagne. Festival des musiques d'ici et d'ailleurs.

Natalia M. King

Chanteuse afro-américaine blablabla, voir son site.
Pas facile de décrire de la musique. Je sais pas vous, mais moi faut toujours que je compare à quelqu'un de plus connu.
Ce soir là, j'ai dit "Alanis Morissette". Pour la voix.
Mais Marie-Luce n'était pas du tout d'accord parce qu'elle n'aime pas Alanis. Par contre, elle kiffe bien Nathalia M. King, qui, selon elle, a plus un goût de Tracy Chapman.
Au final, on tombe d'accord, Nathalia M. King, c'est bien.







De retour à Reims, bien plus tard dans la soirée, CD de Lisa Portelli, une rémoise qui aime bien arracher les ailes des coccinelles. Alors là, on oscille entre Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal et Emily Loizeau.


Steph Q. : "C'est pas mal"
Moi : "un peu laissant à la longue, cette voix de petite fille"
Nous : "Ouaip"









Conclusion : critique musical, c'est un métier.

lundi 30 juillet 2007

La vie compliquée du prince Parasite. (chapitre I)

I

Il était une fois un Roi et une Reine qui ne désiraient pas avoir d'enfant.
Prénommés Insouciant et Dilettante, ils avaient naturellement décidé d'éviter toute contrainte.
Ainsi confièrent-ils au chambellan le plus sérieux de tous les royaumes le soin de s'affranchir des tâches administratives.
De même, et moyennant des rémunérations attractives, ils recrutèrent le personnel le plus doué en tous domaines afin que le royaume soit toujours en bon ordre et que personne n'ait matière à se plaindre.
S'agissant du risque d'enfanter, le Roi et la Reine, qui goutaient ensemble chaque jour aux plaisirs de la chair et n'entendaient nullement s'en priver, avaient dès leurs fiançailles pris la précaution de confier leurs appareils génitaux respectifs aux pouvoirs contraceptifs de la Fée Stérila.
Leur royaume en de bonnes mains, les souverains purent s'adonner à leurs passions les plus folles, l'esprit léger.
Les années passèrent sans laisser de trace sur le Roi et la Reine dont les corps avaient été protégés du temps par la Fée Antichronos.
Les meilleurs chambellans se succédèrent à la direction du Royaume sans qu'aucune révolte, aucune famine, ni aucune guerre ne vienne jamais troubler les jeux des souverains.

Un beau jour pourtant, le chambellan Horteflamme, compétent mais moins consciencieux que ses prédécesseurs vint à s'éprendre de l'une des suivantes de la Reine. Frustré de n'avoir point de temps à consacrer à sa bien-aimée, il jalousa les souverains et se mit en tête de les contraindre à reprendre en main les affaires du Royaume.
Dans le même temps, les sujets prirent en grippe le nouveau chambellan.
Les paysans organisèrent donc des réunions au cours desquelles chacun exprima son mécontentement à l'égard du ministre.
Ce vent de protestation finit par souffler dans les oreilles crasseuses du chambellan Horteflamme. Dans un premier temps contrarié, il résolut finalement de profiter de cette situation pour accélérer la réalisation de son plan.
Ainsi, un soir, se déguisa-t-il en miséreux et prit part à l'une des réunions de protestation.
L'on médisait grandement à son sujet et il s'en fallut de peu que le chambellan ne révèle son identité ou ne condamne ces pétrousquins à la potence tant son orgueil était blessé.
Il parvint cependant à reprendre ses esprits au souvenir de sa belle - souvenir qui lui revenait systématiquement au toucher de la dent que celle-ci lui avait offerte et qu'il conservait tel un talisman autour du cou.
Ayant de la sorte repris courage, Horteflamme intervint à son tour :
"Mes amis, je vous le dis, tous nos embarras ont pour origine la Reine Dilettante et son refus d'être grosse. Car, croyez moi, si le Royaume avait descendance, nos souverains cesseraient leurs enfantillages, chasseraient le chambellan et reprendraient la direction du royaume ! "
Surpris par le parler biblique de ce jaque en haillons, les comploteurs décidèrent de la boucler. Quelques minutes plus tard, leur chef, un gaillard taciturne, prit la parole et la posa comme suit :
" Ce que tu dis est juste, l'inconnu, le Royaume a besoin de descendance."
Habitués au laconisme de leur chef, les paysans surent qu'il leur revenait de trouver un antidote aux sortilèges de la Fée Stérila.
Justement, l'un d'eux avait une tante Igueulou qui connaissait une sorcière sans verrue aux pouvoirs d'autant plus surprenants : elle aurait permis à une chèvre éprise d'un loup d'enfanter d'un moineau. La sorcière Hybrida, tel était son nom, était à coup sur la solution à leur problème.
Les paysans se cotisèrent pour l'embaucher.
Perplexe mais satisfait, Horteflamme quitta la réunion en se frottant les mains.

Dix mois plus tard, à la grande surprise des souverains, la Reine enfanta. Elle ordonna aussitôt que l'on fit écarteler la Fée Stérila.
Les sujets accoururent en nombre au Palais afin de vérifier que leur Reine n'avait point donné le jour à quelque bestiole grotesque.
Or non. Dans le berceau royal dormait paisiblement un petit prince potelé que ses parents prénommèrent Parasite.
Comme l'avait pronostiqué le chambellan, le Roi congédia tout son personnel.
Horteflamme ne reçut cependant aucune indemnité, le Roi ayant prononcé un licenciement général pour faute lourde et maléfisme.
En outre, il s'aperçut que sa belle, également virée, n'était en réalité qu'une belle saleté exclusivement attirée par ses anciennes fonctions. Celle-ci fut en effet assez prompte à lui annoncer qu'elle ne souhaitait désormais plus le côtoyer. Ni sa chevelure répugnante.
Elle fit en revanche courageusement abstraction de la puanteur du chef des paysans, dont le prestige avait colossalement accru avec la naissance du Prince Parasite.
L'on raconte que, peu de temps après son licenciement, le chambellan Horteflamme fut retrouvé pendu à un arbre, strangulé par un collier auquel pendouillait un croc de cochon sauvage.

Au Palais, après la naissance de Parasite, le Roi et la Reine n'osèrent plus s'approcher l'un de l'autre, de peur de produire un nouvel importun.
L'ennui provoqué par cette séparation de corps leur fut néanmoins rapidement insupportable.
Par désœuvrement donc, le Roi résolut de s'occuper des affaires de son royaume.
La Reine, quant à elle, ne se remettait pas d'avoir subi une grossesse. Son bassin élargi, ses seins maméliformes, les vergetures couvrant son corps et plus encore l'idée d'avoir enfanté lui faisaient horreur. Elle occupa donc son temps libre à convoquer des Fées afin de retrouver son bonheur évanoui.
Antichronos s'étant déclarée incompétente, que ce soit en matière de retour dans le passé ou de réparation des malformations dues à la gestation, recommanda sa cousine Chronostop à la Reine. Chronostop ne put pas d'avantage permettre à celle-ci de revenir en arrière pour éviter la naissance de Parasite. Elle proposa en revanche d'endormir à jamais le Prince, de manière à ce que l'existence de ce dernier n'entrave pas les loisirs de la Reine.
Solution imparfaite mais utile, se dit la Reine qui ordonna à Chronostop de s'exécuter. Parasite vivrait, grandirait et serait même heureux grâce aux doux rêves que la Fée lui inoculerait mais il ne serait un souci pour personne ainsi plongé dans un sommeil profond.
La Reine s'offrit ensuite les services de la Fée Chirurgia, laquelle arracha et brûla tout bonnement les ovaires litigieux.
Ravie de pouvoir retrouver sa vie frivole d'antan, elle courut annoncer la nouvelle au Roi.
La réaction de son époux lui fit l'effet d'un uppercut porté à la pointe du menton tant celui-ci avait changé depuis la naissance de leur fils.
Le Roi consacrait désormais tout son temps à la gestion frénétique du royaume et, durant les menues pauses qu'il s'accordait, s'adonnait à la course à pieds.
Il entendait en outre piloter seul le royaume, répondre en personne aux doléances de chacun de ses sujets et s'entretenir directement avec les souverains voisins.
Un paysan, qui avait un jour bu l'eau d'un puits de science, lui trouva alors le surnom d'hypermonarque. L'on a même aujourd'hui oublié le nom du chambellan de cette époque tant il était inexistant.
La Reine contrariée décida de prendre rendez-vous avec son époux afin de l'entretenir des difficultés qu'elle entrevoyait dans leur avenir commun.

LA SUITE ICI


vendredi 20 juillet 2007

Over the bridge


Couru jusqu'au théâtre. En retard. 21 h47.

- Peut-on assister quand même à la pièce ?
- Non, ça a commencé depuis 21h20.
- Impossible ! Les errants, c'est tous les jours à 21h45 au théâtre du petit Louvre.
- Non, c'est à 21h20.
- Les Errants, festival off, théâtre du Petit Louvre ? A 21h20 ??
- Ah, non, vous avez raison, c'est bien à 21h45 tous les soirs au théâtre du Petit Louvre. Je vais voir si le spectacle a commencé.
- Merci !!
- Vous pouvez y aller, ça commence seulement dans une minute.

Assis. 21h50. 19 juillet 2007. Chaleur. Essoufflés. Théâtre du Petit Louvre.

Enée débarque d'on ne sait quel pays en guerre, avec sa soeur et leurs deux compagnons, Jules et Ascagne.
Elise, jeune veuve totalement investie dans la distribution de couvertures aux franchisseurs de tunnel, leur offre l'hospitalité.
Lorsque Enée aime Elise. Amour impossible et tragédie classique.
Quand un Al Pacino lépreux se met en tête d'aider son ami le lépreux timide à répéter sa déclaration amoureuse. Burlesque tordant.
Prise en otage surréaliste d'une banquière qui ne veut pas prier.
Mais lorsque Jules et Ascagne donnent tout leur argent à un passeur sans scrupule et disparaissent, retour à la réalité.


Avignon, Off, Les Errants, Théâtre du petit Louvre. C'est tous les jours à 21h45.
Beaucoup aimé.

mardi 10 juillet 2007

Zen

C'est toujours un blog est en colère.
Avant vous, il était classé en rubrique qui disaient :
" Un blog pour :
- quand je suis une greluche
- quand je me prends pour un poète
- quand je parle des blogs des autres
- quand on prend des photos
- quand je pars en voyage
- quand j'essaie d'écrire des histoires
- quand j'aime bien ce livre
- quand je fais n'importe quoi
- quand j'ai envie de vous lire
- quand je me pose des questions "

Y avait qu'à cliquer sur la rubrique et on tombait sur les textes ad hoc.
Il voulait ressembler à un journal, la page des sports en moins.
Et puis il y eu vous avec vos "c'est pas facile de trouver les nouveaux textes", "il est mal rangé ce blog" et tout et tout. Mais pas un pour me filer des codes HTML.
Alors il y a eu la rubrique "quoi de neuf?".
Mais ça ne vous suffisait toujours pas.
C'est un blog a fini par se remettre sérieusement en question.
Oublié l'originalité, il a adopté la présentation chronologique classique, en vrac, dans laquelle vous ne regarderez jamais plus si les anciens textes ont été modifiés ou commentés, alors que si.
Il est allé jusqu'à changer de de nom, est devenu C'est toujours un blog, pour se rassurer et vous convaincre.
Aujourd'hui C'est toujours un blog s'ennuie, il n'aime pas afficher des messages au jour le jour. Il trouve que la vie ne ressemble pas une liste chronologique de textes mais plutôt à une valse perpétuelle de mots qui s'ajoutent ou s'effacent. C'est toujours un blog est un blog humain. En tant que tel, il revendique le caractère sélectif de sa mémoire. Il préfère oublier ce qu'il a fait de mauvais et embellir ses souvenirs. C'est toujours un blog aurait aimé que vous cherchiez en lui ce qui a changé, que vous lui disiez "tiens, t'es allé chez le coiffeur aujourd'hui".
Au lieu de ça, il est obligé de vous informer tous les jours de l'état de son brushing.
Bref, C'est toujours un blog a les boules.
Du coup, il poste ce message, à jamais daté du 10 juillet 2007 à cause des chronophiles, mais perpétuellement en mouvement pour les chronophages.

mercredi 4 juillet 2007

Prophéties et résolutions.

Ce blog se prend pour une Madame Irma un peu myope.

Quand il parle du passé d'un François qui ressemblerait à celui de Michel Rocard et qu'il explique la mort de ce François par une embolie cérébrale, ledit Michel Rocard est lui-même hospitalisé pour une hémorragie cérébrale.
Quand il annonce un échec à un concours, mon nom ne figure pas sur la liste des admis.
Quand il dit qu'il fait un temps pourri à Reims. Ah non, rien à voir.


Deux alternatives s'offrent donc à moi.

La première, retrouver les lunettes de mon blog puis ouvrir un cabinet de scriptomancie.
La seconde, arrêter la drogue et me mettre sérieusement à bosser.

J'avoue avoir une nette préférence pour la première solution qui présente l'intérêt de régler de façon originale mes petits soucis d'argent.

Il est vrai cependant que la seconde écarterait le risque non négligeable de croupir en prison pour consommation de substances illicites, mépris de la France qui se lève tôt et refus de travailler plus pour gagner plus.

Résolutions donc. Si je ne retrouve pas vite fait ces maudites lunettes, promis, j'achète un réveil !


vendredi 29 juin 2007

Pou pou pi dou

Aujourd'hui, c'est la fête de quand je suis née il y a très très très longtemps ( XXe siècle).
Afin de vous éviter de vous creuser les méninges trop longtemps pour finalement vous ruiner dans des cadeaux totalement inutiles, je préfère vous soumettre une liste. Voici ce qui me ferait vraiment plaisir :
- un concours
- un nouveau président
- les fameux codes HTML
- une machine à téléporter des cartons
- du soleil en été
- des rêves cohérents
- un nouveau livre d'Albert Cohen
- mon passeport et ma jupe restés au Cap-Vert
- plein de commentaires sur ce blog
- six ans de moins
- une photo dédicacée de Michel Rocard

Merci d'avance !

vendredi 22 juin 2007

Premières fois d'un rapporteur

Premiers dossiers.

La Transnistrie n’est pas le pays fictif d’un album de Tintin. Bon à savoir.

Photographies de corps calcinés jointes aux dossiers. Indispensables ?

En me réveillant en sueur après quelques jours de travail, j’ai trouvé que les cauchemars étaient parfois trop réalistes.

Première audience.

Déterminer en dix minutes si quelqu’un est convaincant ou non. Pas facile.

Pleurs d’une congolaise. Comble de l’injustice. Etre violée, mais pas pour des raisons politiques.

Sri Lankais. Bourreaux, victimes ? Les deux ? Mais alors. Les renvoyer mourir ou les laisser continuer leur business ici ?

En accordant le statut de réfugiés à un couple de Russes, costumes et bijoux à 10000 dollars, qui parlaient bien le français, je me suis demandé ce que j’aurais pu faire de plus divertissant pendant les deux journées que j’avais passées sur ce dossier.

Dossiers suivants, dix chinois au même récit, ayant refusé de venir s’expliquer en audience. Se foutraient pas un peu de notre gueule ?

Premiers doutes.

En écoutant un ministre de la cohésion sociale rappeler que la plupart des étrangers déposant une demande d’asile bénéficient d’un titre de séjour, d’un logement et d’aides sociales, ce jusqu’à publication de la décision de la Commission des recours des réfugiés, je me suis demandé s’il n’était pas en train d’insinuer que la situation des finances de la France devrait influer sur le droit d’asile.

Discussion avec de vieux collègues. Toujours douter de la véracité des récits des demandeurs d’asile. Veulent le pack titre de séjour-aides sociales. C’est tout.

Mais ceux qui ont vraiment été torturés, les militants politiques, les excisées, les minorités ethniques qui ont fui leur pays, qui n’ont plus rien, juste leur peau sauvée, on les reconnaît comment ?

Doutons.

Premiers non.

Un couple de géorgiens disant être en danger de mort parce que leurs compatriotes ne tolèrent pas les mariages entre cousins germains. On m'a demandé de trancher, j'ai dit non, peu crédible.

Les dix chinois. Non plus, stéréotypé.

Kurdes de Turquie. C’est toujours non, pas convaincant.

Musulmans de Bosnie. Non, non et non, plus de crainte. Guerre terminée.

Réveil, métro, non, non, non, non, métro, dodo.

Même plus de cauchemar.

Premiers miroirs.

Miroir, miroir, ne ressemblerais-je pas de plus en plus à un personnage de Kafka ?

En observant les avocats, les juges, les demandeurs d’asile, mes collègues, je me suis demandé pourquoi on acceptait tous de figurer dans un roman aussi absurde.

Ce problème de finances qui nous réunit ? Peut-être.

Chercher un moyen différent de résoudre le mien. Trouver.

Prononcer mon dernier non suivi de ouf !

Si lâche d’être soulagée.

Premières frayeurs.

Mai 2007.

Lu dans un décret. Le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement est compétent « en matière d'exercice du droit d'asile et de protection subsidiaire ET de prise en charge sociale des personnes intéressées » [1].

Asile politique et action sociale officiellement réunis.

Qui devra obéir à qui ?

Facile à deviner.

[1] Décret n° 2007-999 du 31 mai 2007 relatif aux attributions du ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement.

dimanche 17 juin 2007

résistance par l'objet

Dimanche 17 juin 2007.
Ecrasante victoire de la chemise vichy et du pull sur les épaules.
Les jeans-basket ont oublié de retourner dans leurs écoles,
Peu séduits par les propositions sans saveur d'ex pattes d'ef relookés Kenzo.
Pour couronner le tout, cette invitation à déjeuner chez une famille chaussée de Sébago.
Rien contre la mode, mais jamais eu une tête à serre-tête.
Et aucune envie de fêter cette défaite.
Comment résister ?
Y aller en jean troué ? Zéro subtilité.
Bouquet de roses rouges, pourquoi pas ?
Mais frapper plus fort, j'ai mieux que ça !
L'idée de génie, juste dans ma cave. Jubilation !
Bouteille de vin bouchonnée mais faite pour l'occasion :
"Sauternes 1981, Domaine de la gauche", avec une rose sur l'étiquette,
Parfait cadeau pour cette fête !
Les vainqueurs savourent mon breuvage
Y a pas à dire, ça soulage.
Résistance par l'objet, tout ce qui me reste,
Ridicule, je l'admets, mais bien moins douloureux qu'un changement de veste.

quand j'ai envie de vous lire

Je suis tout à fait consciente que l'audience de mon blog est encore moindre que celle d'un reportage d'arte sur la pêche au goujon en Laponie. Consciente aussi que les aventures de l'enfant caché de Bridget Jones et de Tanguy n'ont rien de passionnant.
Cela dit, personnellement, comme l'écrit si bien ma copine Gwen, "je me mare, wouarf wouarf wouarf !" - et c'est vrai que son rire n'est pas sans rappeler l'aboiement du chiwawa de la voisine du dessous. Ce blog est mon remède contre l'onycophagie, autophagie ou toute pathologie menaçant une ancienne étudiante en droit sentant approcher l'heure de la question "Mademoiselle, pourriez-vous nous parler du récit modulaire chez Marguerite de Navarre ?". Car non, je ne peux pas.
Ce laborieux amas de mots pour vous demander de transformer vos ordinateurs en anxiolytiques et donc de poster dans cette rubrique vos humeurs, plans de thèse, chefs d'œuvre d'adolescence ou autres textes susceptibles de n'intéresser que moi.
Finalement tout est dans le titre.
Par ailleurs, un Monsieur Strip vaut toujours mieux qu'un long discours.


jeudi 14 juin 2007

quand j'aime bien ce livre








Pour la BD c'est Rom le vrai.





















Lire ce livre de Jean Echenoz et se procurer les autres illico.
Me croyez pas ? Alors extraits en mode schuffle :
"Luce avait une grande et grosse bouche,avec une langue disproportionnellement volumineuse à l'intérieur ; cela fatiguait sans doute de toujours contenir l'une dans l'autre, aussi Luce devait-elle faire sortir cette langue de temps en temps, comme on étire ses membres ou promène son chien".
" Suicidée trois ou quatre fois, elle a également couché avec neuf homes depuis l'âge de vingt-trois ans, avec certains d'entre eux plusieurs fois de suite, pourtant elle recommencera".
"La porte se rouvrit sur le hall au beau milieu duquel, dans la position du pied de grue, se tenait le dénommé Toon aux traits poupins sinon déjà bouffis, avec sa mauvaise tête d'ancien enfant vexé de n'avoir pas cru comme tout un chacun".





























Imaginez un candidat aux élections présidentielles qui côtoierait le diable - le vrai. Imaginez que les électeurs soient subjugués par son discours scatologique et haineux. Imaginez que ce candidat soit le chef d'une meute de chiens affamés.
Imaginez la fin de cette pièce de théâtre un printemps de 2007.
C'est toujours un blog ! se permet de soumettre à vos petits yeux fatigués cette subtile pièce sanglante.
Donc merci Marie-Luce !



















Merci Eric !















du même auteur: Génération X et Toutes les familles sont psychotiques




dimanche 3 juin 2007

Grand concours Mister Molo



Mister Molo, c'est le machin vert dans lequel mon ami Vincent enfonce son doigt.
Ce même Vincent réclame un poème à la gloire de cette chère pâte verte simulant à merveille les pires flatulences.
Comme je suis lâche, c'est notoire, je renonce à signer le moindre poème en prout.
Mais ayant promis que Mister Molo aurait son poème sur ce blog, j'ai décidé d'organiser le "Grand concours Mister Molo".



Pour participer au
"Grand concours Mister Molo", il suffit de poster vos odes à Mister Molo en commentaire sous ce message.
Après lecture de vos textes et à une date non fixée*, le jury** se réunira pour désigner les poèmes les plus chics.




Que peut-on gagner au
"Grand concours Mister Molo"??
- 1er prix : l'équivalent de son poids en Mister Molo
- 2ème prix : un week-end à Reims***
- 3ème prix : une coupe de Champagne

Bonne chance à tous !!


*vous comprenez bien si personne n'a posté de commentaire à une date fixée, ce concours sera ridicule (il ne l'est pas encore, un peu de respect pour Mister Molo!)
** c'est moi.
*** s'il n'est pas trop tard. La rédaction se réserve le droit de remplacer ce prix par un week-end à Toulouse.


Dommage que Monsieur Strip n'ait pas participé, il était tout à fait dans le ton

vendredi 1 juin 2007

quand on prend des photos








































Répondez-moi




- Dieu punit-il les dames âgées qui circulent en rollers dans sa maison ?

- Le gène du sens de l’orientation est-il récessif ?

- Lors d’un concert classique, dois-je applaudir entre deux mouvements de Peer Gynt si personne ne le fait ?

- Lors de ce même concert, dois-je réveiller mon voisin de chaise en paille inconfortable ?

- Si à la fin du concert, ce voisin se lève et applaudit plus fort que tout le monde, dois-je lui coller un pain ?

- Les banques accepteront-elles plus facilement de prêter de l’argent aux smicards en sachant que ces derniers pourront déduire les intérêts de leur emprunt des impôts qu’ils ne paient pas ?

- Peut-on gagner sa vie en racontant un tas de conneries sur internet ?

- Il se prendrait pas un peu pour David Lynch, Dominik Moll ?

- Bon allez, c'est qui la maîtresse de François Hollande ?

- Existe-t-il des cures de désintoxication pour les buveurs de jus de pamplemousse ?

- Quelqu'un accepterait-il de me vendre la peau de l'ours ?

- Quel est le point commun entre ces trois boulots : distributrice de prospectus, hôtesse d'accueil et officier d'encadrement dans l'armée de terre ? Aucune idée ? Ce sont les trois offres d'emploi auxquelles l'ANPE me demande de postuler.

- ????

- ça vous arrive aussi de rêver que vous faites une apparition dans la série La vie de botes ?

- quelqu'un pourrait-il m'envoyer un commentaire de l'acte IV scène 4 de Bajazet, le monologue de Roxane ? (sujet de mon oral de français)

- que pensez-vous du tourisme de croisière en Méditerranée ? (sujet de géographie)

- est-il judicieux d'enseigner l'histoire culturelle à des élèves de première professionnelle ? (sujet d'histoire)

- elle est pas belle la vie quand on a passé toutes les épreuves de son concours et qu'on déménage dans le sud dans même pas une semaine ? (la réponse est oui)

mardi 29 mai 2007

expérience d'atelier




Aujourd’hui, je me suis promenée dans Reims en aveugle avec une super cane qui parle et tout, comme dans Amélie Poulain. Mais en glauque. D’abord, avec ses pissenlits_ elle voulait que je les touche_ elle m’a fait penser à mon cochon d’Inde mort. Je lui ai dit. Elle m’a répondu que les enfants de sa Fifi brindacier étaient eux-mêmes vraisemblablement morts-nés. Ça m’a fait rigoler, moi, tous ces cochons d’Inde morts. Ensuite, ça a été le vidange-W.C. pour camping-car. Qu’est-ce ça peut bien foutre ici, un vidange W-C, on s’est demandé. Moi je savais pas. En tout cas, on n’a pas arrêté d’y retourner. A un moment donné, elle a mis mes doigts sous un robinet. J’étais pas rassurée, rapport au vidange-W.C. sus-mentionné. Mais, bon. Vu les trucs louches qu’elle m’avait déjà fait tripoter, pour l’eau, j’ai pas dit non. Après, elle m’a dit de caresser un fortitia. Soi-disant. Ce qui est con, c’est que j’en ai jamais vu, des fortitias, moi. Du coup, je saurai jamais à quoi ça ressemble. A moins de toucher tous les arbres situés à moins de vingt minutes de marche-yeux-bandés de la comédie de Reims, jusqu’à ce que mes mains se souviennent lequel c’était. Là, je n’aurai plus qu’à enlever mon bandeau. Faudra que j’essaye. Elle m’a aussi parlé des saules pleureurs d’Harry Potter. Mais eux non plus, je les connaissais pas. Ça a du la décevoir mon inculture des arbres et mes moqueries de cochon d’Inde, je l’ai sentie un peu tracassée quand on s’est approché de la Vesle. Encore après, on a compté nos suicidés, mais on a préféré pas trop en parler. La fin, je m’en souviens plus, y a un mur qui m’a sauté dessus.

lundi 28 mai 2007

où aller










Le 18 mars 2007, à Reims.

François,

Il n’y a que toi qui – enfin tu sais, quoi, il n’y a que toi. Besoin de me confier. Pas envie d’être raisonnable, envie de rugir. Veux qu’on rugisse avec moi. S’il te plaît, François, comme d’habitude, rugis avec moi !

Aujourd’hui, comme souvent, temps pourri à Reims. Décide de camoufler ma gueule et mon désespoir dans salle de cinéma vide. Pas de bol, file d’attente de six mètres aux caisses et film français au titre glauque. Espérais m’abrutir devant une comédie sentimentale britannique, raté. Tant pis, besoin qu’on me raconte l’histoire de quelqu’un qui ne serait pas moi. Film sitôt vu, sitôt oublié. Sortie du cinéma, déprime décuplée. Puis.

Les gens dans les rues, zombis effrayants, êtres sans âme. Des bimbos surtout, leurs simagrées hallucinantes pour attirer l’attention, leurs minauderies, leurs beaux objets inutiles. Un couple d’obèses achetant une crêpe au sucre à leur rejeton. Assis à une terrasse, probablement ce qu’on appelle des cadres supérieurs, qui parlotent politique, recrachant leurs convictions, persuadés de se les être forgées seuls et fiers de prouver leur grande intelligence. C’est ce qui a causé ma perte : ce violent réveil..

Ne saurais t’expliquer ce qui s’est produit en moi. Me suis sentie laide, mais pas plus qu’à l’accoutumée. Ai pensé à l’accident, mon accident, mais pas plus. Me suis trouvée mal habillée, pauvre et seule, mais ça non plus, c’est pas nouveau. En revanche, une impression inhabituelle : l’irréversibilité. Irréversibilité, c’est ça. Comme si j’avais toujours oublié de réfléchir. Ma vie de merde. L’absurdité du monde. N’iront pas en s’améliorant.

Me sens contaminée. Ai capitulé après seulement trente cinq ans de vie, moi qui condamnais allègrement mes parents et toi ensuite. Moi qui me targuais de vouloir anéantir la force du c’était mieux avant. Aujourd’hui je le sais, François, je suis moi-même irrémédiablement contaminée par ce cancer.

Envie de cracher, vomir, chier. Crache, vomis, chie et rugis avec moi. Ta mauvaise humeur me manque plus que jamais.

Aurais aimé envoyer cette lettre par mail et recevoir réponse rapide mais sais qu’Internet égale gros-mot et que téléphone égale migraine pour toi, alors vais tenter d’être patiente.

Anna, qui va se bourrer la gueule à ta santé pour mieux vomir !


Le 21 mars 2007, à Bordeaux.

Anna,

Tu vois, je ne tarde pas à te répondre de ma belle plume alors n’écris plus ce mot Internet que je ne saurais lire dans tes courriers.

Puisque ma mauvaise humeur te manque, sache qu’en ce moment, elle ne se contient plus. Mon benêt de fils, cet avorton arriviste qui sent approcher l’heure de ma mort, s’est mis en tête de transformer mon PMU en « cyberpopcafé », selon ses propres termes. Je n’ai pas bien saisi son idée mais ce que je vois, c’est qu’il essaie de me chasser du seul endroit dans lequel je peux préserver, moi et les quelques habitués du MalaBar, d’une société qui me rend malade.

Ma pauvre Anna, je sentais bien que tu allais virer aigre, tu as été si abîmée. Je suis loin de me réjouir de ta contamination, crois-moi, car, malheureusement, les crétins aveugles comme mon fils seront toujours les plus heureux sur cette Terre où ils sont rois. Ce merdeux qui, dans la foulée, vient de me faire part de sa volonté de voter pour Le Pen aux prochaines élections présidentielles ! Je ne m’abaisserai pas à donner mon avis sur ce non-événement, j’ai seulement besoin de te communiquer le dernier exploit de mon plus grand méfait sur cette terre – mon fils Franck. Nouvel indice de ce qu’il éprouve pour son père. Du dégoût. Un père qui a préféré les piliers de comptoir aux ambitions politiques, voilà ce qu’il voit. Pire, il imagine me sauver en m’associant à son projet de cybermachin, alors que je n’aspire qu’à finir tranquillement mes jours dans mon bar, entouré des seules personnes qui m’aient prouvé leur pacifisme intellectuel.

Anna, tu me connais, je me réjouis de cracher, vomir et, comme tu dis, chier avec toi. Cependant, j’espère que, de ton côté, tu accepteras que nos rugissements restent pacifiques et non-organisés. Ne créons pas de parti, veux-tu ? Comprends bien que, maintenant que tu as été contaminée, tu vas devoir subir cette vie ou la quitter. Tu ne peux pas lutter contre son absurdité. J’y ai déjà beaucoup réfléchi. Ce qu'il te reste à faire, profiter des quelques avantages qu’elle procure. Il en reste. En revanche, garde-toi bien de copuler, use de la fornication seulement pour le plaisir gratuit qu’elle amène et emmerde le catholicisme ou toute autre religion.

Je bois aussi, à notre rencontre et à toi qui parviens à me faire dire « sauf » lorsque je maudis le Monde.

François

Le 30 mars 2007, à Reims.

François,

Sors de chez le coiffeur. Clientes et coiffeuses terrifiées par mon visage. Envie de me cacher. Même pas le droit d’atténuer ma laideur en silence. Bref. Ai encore été frappée par l’absurde. Me suis rappelée mon ancien train-train de physique passable. Me fait pas envie, non plus. Ai pensé à la phrase de Camus : « Il faut s’imaginer Sisyphe heureux ». Vais le relire.

Pas d’amélioration notable de mon état. Analyse tout ce qui pouvait être mieux avant. Exemple. Au boulot. Mes élèves, leurs parents surtout. Suis sûre en les regardant que le sort de la France ne va pas s’arranger, à moins que le prochain Président ne fasse reposer l’économie du pays sur le commerce du string et de la console de jeux.

Ton fils, ensuite, de plus en plus abruti. Chair de poule en lisant ta lettre. Plusieurs questions toutefois : Frank est au courant ? Ton voyage merdique en Algérie c’est son enfance, non ? Donc. Il joue les fachos pour te provoquer ou seulement parce qu’il est con ? Que lui as-tu répondu ?

Curiosité aussi. Pas envie de faire un interrogatoire à la Delarue ou à la Ardisson.– si tu regardais leurs émissions à la télé, suis sûre qu’après avoir refermé ton sac à vomi, tu comprendrais ce que je veux dire – Mais serais heureuse que tu utilises ta « belle plume » pour m’en dire plus sur l’épisode Algérie.

Ne comprends plus rien à rien, suis à cran malgré tes conseils d’aigri-expert.

Aucune envie de créer un parti mais te promets de faire fabriquer un bouclier de strings géants pour te protéger des mauvaises ondes émises par ton fils si tu votes pour moi.

Anna (Présidente !)

Le 1er avril 2007, à Bordeaux.

Anna, Anna, Anna,

Je vais tenter de répondre à tes questions. D’abord, sache que Frank a grandi avec mes récits d’ancien combattant en guise de berceuse. En théorie, il en sait même suffisamment sur mon passé pour perdre la tentation d’approcher un isoloir. Je n’ai jamais voulu, ni lui imposer, ni même lui suggérer de ne plus voter, mais c’est à ce point que m’ont conduit mes quelques années au service de la France. Ensuite, tu me demandes s’il vote pour le FN par provocation ou par connerie. J’aurais préféré te répondre qu’il cherche à manifester son désaccord avec les choix de son père mais je l’ai vaguement entendu évoquer sérieusement la réussite de M. Le Pen et l’urgence pour la France de rétablir son protectionnisme. Ce que je lui ai répondu ? Et bien, d’autant qu’il m’en souvienne, rien. J’ai probablement continué à hocher la tête. Ses paroles n’ont atteint mon cerveau qu’une bonne dizaine de minutes après qu’elles ont été prononcées. Tu as eu la primeur de ma consternation. Mais oublions ça.

Pour ce qui est de mon passé, je te propose un marché. Échangeons les récits des évènements qui sont à l’origine, selon moi, de nos contaminations. Ne prends pas ma demande pour de la curiosité malsaine, ni pour une tentative d’analyse. Je n’ai pour ma part aucun goût pour toute médecine commençant par « psy ». Supercheries ! Tu es en revanche la seule personne qui soit parvenue à m’attendrir un peu, du temps où tu venais t’asseoir au comptoir pour échanger quelques « rugissements » et de précieux silences avec un vieux barman. Au final, je ne sais que peu de choses sur les circonstances de ton accident. Raconte-moi ce qui s’est passé, si tu le peux. Je t’écrirai en retour tout ce que je ne suis pas parvenu à ôter de ma mémoire. Qu’en penses-tu ?

François, abstentionniste séduit par ton programme et apaisé par ce qui se réfugie sous ton visage.

Le 3 avril 2007, à Reims.

François,

Échange de curiosités difficile à satisfaire. Toujours honte. Mon accident, notre accident. Tu es le seul à qui j’ai envie d’en parler.

L’article de journal peut-être. Ma cousine l’avait découpé. Je l’ai gardé. C’est tout ce que je peux faire pour le moment.

SUD-OUEST. 18 janvier 2004.

« SORTIE DE ROUTE. UN GARCON DE DOUZE ANS ET DEUX RETAITES TUES A MARMANDE. LA CONDUCTRICE EST DANS UN ETAT CRITIQUE. L'ACCIDENT A EU LIEU HIER, VERS 9 HEURES, A HAUTEUR DU HAMEAU DE CRAMAT.

Un dramatique accident de la circulation est survenu hier matin sur la nationale 47, à l'entrée du hameau de Cramat. Anna Gomez ; 32 ans, célibataire ; enseignante à Bordeaux, se rendait à Marmande, avec ses parents, Pierrette et José Gomez, âgés de 60 et 62, retraités, domiciliés à Longueville. A hauteur du hameau de Cramat, pour une raison encore indéterminée (vitesse excessive ou verglas), la conductrice a perdu le contrôle de son auto qui a traversé la chaussée. Le véhicule a alors fauché de plein fouet le jeune Hugo, 12 ans, qui, projeté à plusieurs mètres, a été tué sur le coup. Percutant ensuite violemment un muret, la voiture a pris feu. La conductrice, grièvement brûlée, est parvenue à s’en extraire. A l'arrivée des secours et des médecins du SAMU, il n'y avait, hélas, plus rien à faire pour secourir le couple Gomez. Les pompiers du centre de secours de Marmande avec le sous-lieutenant Gruseau, ont été renforcés par leurs collègues d’Agen. Il a fallu une bonne demi-heure pour éteindre le feu et désincarcérer de la carcasse de la voiture les deux passagers. Anna Gomez, hospitalisée au CHU de Bordeaux se trouve actuellement dans un état critique. L'enquête est menée par la brigade de gendarmerie de Marmande. »

Recopier cet article que j’ai lu mille fois. J’en crève. Ai besoin de repos.

Je reprends cette lettre. Il fait nuit. Ai du dormir plusieurs heures. Je t’ai relu aussi.

Tu as peut-être raison. Ma première lettre, la contamination. Pourrais pas jurer que c’est pas lié à l’accident. Trois ans entre les deux pourtant. Mais c’est vrai qu’avec les soins, l’alcool ensuite. J’avais posé mon cerveau. C’était plus simple. Et puis, j’ai pu retravailler. Enfin. Loin de Bordeaux. Mon départ arrangeait tout le monde. Reims. Ma vie foutue. J’ai mis du temps à me réveiller. Et maintenant, la contamination. Tu dois avoir raison. Je ne sais plus.

Bon. Ai fait ce que j’ai pu. A toi. J’espère que tu auras plus de courage.

Anna, battue à son propre jeu.


Bordeaux, le 10 avril 2007

Mlle Gomez,

C’est l’abruti qui vous écrit. Vous comptiez beaucoup pour mon père, bien plus que moi j’imagine. C’est pourquoi je me permets de vous annoncer qu’il est mort, il y a maintenant six jours. Une embolie cérébrale. Il paraît qu’il n’a pas souffert. Mais les médecins disent toujours ça. Ce n’est pas l’objet de ce courrier.

En mettant de l’ordre dans son bureau, je suis tombé sur vos lettres. Mon esprit perverti m’a bien sûr incité à en lire le contenu. Je savais avant de lire vos torchons que mon père me méprisait. Vous le connaissiez, il était loin d’être hypocrite. Je sais maintenant que vous partagez son opinion, sans même me connaître. On s’est croisé trois, quatre fois, n’est-ce pas ? Probablement du temps de vos problèmes de boisson.

La balle est donc dans mon camp, même si je n’ai pas été invité à jouer. Il n’a pas eu le temps de vous répondre, ni même d’ouvrir votre dernière lettre. Je crois qu’il aurait accepté de vous raconter son expérience algérienne, mais à sa sauce probablement. Je vais vous raconter ce que j’en sais.

En 1959, il était en dernière année d’ENA, quand De Gaulle a décidé d’envoyer sa promotion en Algérie parce que l’administration y manquait de personnel. Il venait juste de se marier avec ma mère. Et puis, il faisait partie de la SFIO et était favorable à l’indépendance de l’Algérie. Alors ça ne l’enchantait pas vraiment d’y partir. Enfin bref, c’était ça ou être exclu de l’ENA et, à l’époque, il avait encore de l’ambition. Il a donc pris un poste d’inspecteur des finances à Alger. Me demandez pas pourquoi, un de ses chefs l’a officieusement chargé de faire un rapport sur les camps de regroupement. L’armée s’y débarrassait des civils pour régler tranquillement ses petites affaires dans les villages. Pendant quelques mois, il a du se coltiner toute la campagne algérienne. J’ai feuilleté le rapport, peut-être vous en avait-il parlé. En résumé, ça raconte qu’un million de personnes a été parqué dans des camps miteux et qu’une bonne partie est morte de faim parce que la France ne voulait pas gaspiller son pognon là-dedans. Mon père m’a souvent raconté qu’il a vu des gamins crever devant ses yeux – sa façon à lui de me dire qu’il tenait à moi sans doute. Enfin, tout ce qu’il y a de plus courant en temps de guerre. Sauf que mon père a jamais su fermer sa gueule. Il a rendu son rapport à son chef, qui l’a lui-même donné à je ne sais qui. Vous vous doutez bien que personne dans ce beau monde n’avait envie qu’il soit publié. Mais vous ignorez probablement la suite, il s’en vantait pas trop. Son chef a d’abord été « muté ». Puis, l’administration française, qui a bien sûr toujours nié son implication, a enlevé ma mère – enceinte – et menacé de la tuer si mon père s’obstinait à parler de ce rapport. Et bien il a quand même refilé son boulot aux journaux. Ça vous épate non ? Rassurez-vous, ma mère n’a pas été tuée, cela aurait été trop dangereux pour l’administration, il le savait bien le vieux. Ils ont libéré ma mère. Je suis né quelques mois plus tard et elle a mis les voiles, destination inconnue. On n’en a plus jamais entendu parler. Mon père, dégoûté par tout ça, a démissionné et a fini par acheter son local à ivrognes. Personne n’est venu le chercher. Il m’a élevé comme il a pu et a fait de moi ce que je suis, ne vous déplaise. Tout ça pour un rapport qui, finalement, n’a pas changé grand chose.

Je ne vous cache pas que j’ai eu du mal à admirer son geste quand j’ai eu l’âge de l’apprendre. Mais j’ai fini par l’accepter. J’ai même essayé de l’aider à oublier tout ça, à passer à autre chose dernièrement. Mais il ne comprenait rien. Vous êtes pareil tous les deux. Votre « contamination », je vois bien ce que cela signifie. Vous vous croyez juste plus malins que les autres. Vous vous placez artificiellement à l’extérieur du monde mais vous ne faites rien pour qu’il change. Pourquoi je vote pour Le Pen, malgré le rôle qu’il aurait eu pendant la guerre d’Algérie ? Parce que, à supposer que ce rôle soit avéré, tout ça s’est passé il y a longtemps, parce qu’il faut avancer et que lui ne baisse pas les bras face à la déchéance de la société. Il représente la rupture, le seul espoir possible.

Qui est le plus facho de nous deux ? Moi qui vote pour M. Le Pen, ou vous, avec votre sentiment de supériorité, qui vous permettez de chier sur le monde et qui gueulez lorsque d’autres choisissent d’aller au cinéma en même temps que vous. Louez des D.V.D. et restez chez vous, vous ne croiserez plus la masse que vous détestez tant. Faites livrer vos repas et vivez en ermite si la société vous est insupportable.

Je ne vous en veux pas vraiment, la vie ne vous a pas souri non plus. Pas facile de tuer ses parents, j’imagine. Vous devez être bien seule et malheureuse. Ça ne vous donne pas le droit de cracher votre haine sur tout ce qui bouge, et en particulier sur moi que vous ne connaissez pas.

Cette lettre est longue mais il n’y en aura pas d’autre, je vous ai dit ce qui m’importait. Je ne m’attends pas à une réponse de votre part. D’ailleurs, votre mépris et votre lâcheté m’indiffèrent.

En souvenir de mon père, je vous salue néanmoins.

Franck Servard.


Le 7 mai 2007, à Reims.

Monsieur Servard,

D’accord avec vous sur un point. Suis seule et malheureuse. Seule au point de faire de vous le destinataire de cette lettre d’adieu. Dans l’un de ses courriers, votre père disait que je devais subir cette vie ou la quitter. Mon choix est fait. Lâcheté certainement.

Vous envoie ses lettres. Vous les méritez, vous qui salissez sa mémoire et m’annoncez sa mort dans une lettre d’insulte. Vous qui encensez un ancien tortionnaire – c’est avéré ! – et injuriez un père qui s’est sacrifié pour essayer de sauver des vies.

Impossible pour moi de vivre dans ce monde que je pollue effectivement comme nous tous. Impossible de continuer à être spectatrice de ce qui va suivre.

Je vous souhaite de ne jamais réaliser.

Anna Gomez

je suis une trouillarde



j'arrive pas à m'endormir parce que je suis seule chez mes parents. Ils sont partis. mon mec est pas là non plus.
pour m'occuper j'écoute les bruits. ils sont suspects. tous. sûr qu'y a quelqu'un qui essaie de s'introduire pour me violer puis me tuer. je vais mourir dans d'atroces souffrances.
j'ai oublié de dire. j'ai 28 ans. pas 14. la maison de mes parents est dans un village lot-et-garonnais. pas dans une favella de rio.
n'empêche. je flippe ma race.
j'aime pas cette maison. elle est trop grande et j'ai oublié la signification de ses craquements.
puis ma grand mère a passé mon enfance à me dire qu'il fallait faire attention, que c'est dangereux de vivre, de respirer, de ne pas mettre son chapeau ou de pas fermer ses volets.
je veux un chapeau ce soir parce que j'ai peur.
je veux retourner dans ma grande ville, dans mon petit appart. marre des vacances chez les parents. j'ai passé l'âge.
dans ma grande ville, on m'entend si je crie, on m'emmène dans un hosto tout près si j'ai mal, et on fait tellement de bruit que les petits craquements ne sont plus suspects. c'est la relaxe pour tous les bruits.
j'ai peur. j'aurais peut-être du voter pour Le Pen.
je vais attendre demain matin pour dormir, c'est plus prudent.
je vais me relayer avec moi-même pour monter la garde d'ici là.

mercredi 23 mai 2007

kitesurf à Wissant


Comme rassemblés par le son du cor,

Des dizaines de soldats aux cheveux blonds

Endossent leurs paquetages.

Leur mission,

Faire danser des arcs-en-ciel

Dans du coton gris.

Emmaillotée de patchwork

Et frissonnante,

J’ignore tout de leur mobile.

Déguisements de super-héros endossés,

Câblages fixés,

Planches immergées.

L’assaut est lancé.

Commando d’hommes-grenouilles

En équilibre sur des tablettes,

Et marionnettes de leurs voiles.

Impression surprenante.

Les chiens promènent leurs maîtres.

Seule hypothèse quant au mobile :

Imiter Jésus et les mouettes à la fois.

l'élue. chanson d'atelier




Dans ma mémoire reste gravée,
L’histoire que seule je connais.
Celle du voleur de sacs à dames
Qui espérait sonder leurs âmes

Et chaque sac, il le désossait,
Dans l’espoir que son contenu,
Comme un miroir révèle c’qu’on est,
Lui dise qui serait l’élue.

Comme ça qu’il passait ses journées
A piquer des sacs, les fouiller.
« Un vieux tampon, trois francs, ah non !
Avec elle, y aura rien de bon ! »

« Un p’tit cahier, un Beigbedder,
Encore une qui s’croit culturée !
Une calculette, des bons Champion,
Le genre qui demande une caution ! »

Car de chaque sac qu’il désossait,
Il désespérait du cont’nu,
Qui, comme un miroir révèle de l’acné,
Lui disait c’est pas mon élue !

Mais un beau jour de récidive,
Les tests d’une H.I.V-positive
Se retrouvèrent entre ses mains
Or ce sac là c’était le mien…

Et de ce sac tout désossé,
Il comprit que le contenu,
Comme son miroir, ses propres abcès,
Révélait que j’étais l’élue.

Comme mon miroir, ses propres abcès,
Révélait que j’étais l’élue.

LUI




Humeur d’automne,

Souvenir d’un printemps, de lui.

Il rode, m’empêche de raconter les autres.

Veut que je n’écrive que lui.

Moi pas.

Toujours pareil.

Lutte pour ne pas le laisser entrer.

Peur qu’il s’incruste.

Le laisse poireauter devant la porte,

Sans pouvoir m’empêcher de regarder par le judas.

Je le vois.

Ce qu’il est, ce qu’il veut,

Je le sais.

Dresse mes pensées à le tenir à distance.

Mais ce salaud,

Il veut entrer, je le sens.

Il cherche un passage à forcer.

En trouve un.

Reprend le combat où il l’avait laissé.

Défie mon corps à nouveau.

Les mêmes parties, toujours.

Sa préférée, ma chatte.

Dans sa coquille.

Mes seins.

Préfèrent ne plus exister.

Mes yeux,

Il tire dessus pour les faire pleurer.

Dressage de pensées.

Concentration.

Domination. Il sort,

Reprend sa place devant la porte.

Laisse mon corps tranquille.

Tout ce que je lui demande.

Soulagement.

Au début, y avait plus que lui.

Véritable invasion.

Au moindre stylo.

S’insinuait dans chaque mot.

Et puis, me suis rebellée,

Quelques parades.

D’abord.

Ai casé d’autres gars.

Moins effrayants.

Ai rempli des lignes bien serrées de leurs prénoms.

Difficile pour lui de s’intercaler.

Quelques mois de répit.

Manque de bol,

Se sont faits la malle.

Voulaient pas rester,

Affirmant que je tournais pas rond,

Que c’était lui ou eux.

Moi j’y pouvais rien,

Lui voulait pas se barrer.

Plus de prénoms,

Lignes de lui.

Alors, nouvelle tactique,

Ai tenté de sympathiser.

Lui ai envoyé des cartons d’invitation,

Ai essayé de l’amadouer, discuter.

Espérait m’en faire un ami,

Lui apprendre les bonnes manières.

Pour qu’il appelle avant de venir,

Qu’il frappe avant d’entrer,

Qu’il essuie ses pieds sur le tapis,

Voire qu’il chausse des patins.

Pour moins m’abîmer.

Loupé.

Lui,

Son truc,

C’est l’effraction.

Les bonnes manières,

Veut pas en entendre parler.

Préfère débarquer,

Sans prévenir,

Avec ses grosses godasses

Sales,

Défoncer la porte,

Tout casser à l’intérieur.

Ami-ami, faut oublier.

Depuis.

Ai rassemblé mes cartons d’invitation, mon tapis et mes patins.

Les ai échangés contre un pack haute-sécurité :

Porte blindée, verrous, alarmes,

Que personne n'approche !

Mais lui.

Cambrioleur professionnel.

Alarmes décodées, porte plastiquée, visites régulières.

Me retrouve barricadée,

Avec lui à l’intérieur.

Personne pour me défendre.

Que moi.

Et lui, qui veut que je l’écrive.

Lui faire ce plaisir ?

Le décrire.

Raconter notre combat.

Sa victoire.

Mettre de côté mon orgueil,

Blessé, humilié.

Le faire s’il accepte de partir ensuite,

Définitivement.

Juré, craché.

Mais sa parole.

On a déjà négocié tous les deux :

Silence contre modération,

C’était le deal.

Il n’a pas menti,

Non.

Juste pas mentionné :

La modération

Ne s’oublie pas

Non plus.

Veux plus négocier.

Pas confiance.

Ne plus l’écrire.

Dressage de pensées.

Concentration.

Domination.

Il partira.

Se fatiguera avant moi.

Tourner devant la porte,

Forcer le passage,

Combattre,

Se faire chasser.

C’est pas une vie.

Il partira.

Je ne l’écrirai plus

Lui.

Séisme cliché

Visage silencieux,

Sismographe paralysé.

Tracer des commissures

Au dessus des yeux ?

Impossible.

Edifiante symétrie.

Courbes et recoins.

Traits embarrassés,

Sismographe surexcité.

Transcription écourtée.

Sonder esprit plutôt que chair.

Reprise du tracé.

Caractère.

Colères détectées.

Sismographe déchaîné !

Goûts alors.

Diagrammes opposés,

Connexions non répertoriées.

Changer de sujet.

Retour aux courbes,

Sismographe rasséréné.

Dessin parfait !

Mais lauriers immérités,

Sismographe indigné,

Taches d’inactivité !

Fin du tracé.

Diagramme à jeter.

Séisme cliché.




Cap-Vert, réponse à Fabrice


partie quelques semaines au cap-vert. touriste sac au dos dans contrées défavorisées. conne de touriste quoi. en ai pas croisé beaucoup d'autres au début alors bien sûr conne de touriste fière. ai profité de l'accueil chaleureux, des plages fouettées par le vent, des montagnes à randonner dessus, des poissons frais, de la lenteur. emplie de confiance touristique, ai osé faire la maline. ai pris un navire cargo entre deux îles au lieu de l'avion. conne de touriste. 15h de mal de mer entourrée de capverdiens vomissants dans petite salle non-aérée. ai voulu sauter et mourir. ai survécu bien sûr. touriste encore plus fière, nouvelle pièce pour collection d'horribles aventures. me suis retrouvée sur île de Sal. disparition des touristes sac au dos. des capverdiens aussi. complexes hoteliers à la place. neufs ou en construction. partout. les sports aquatiques, c'est l'avenir. trouvé une pension pas chère quand même. touriste toujours aussi fière, pas dans hôtel 5 étoiles avec piscine et vue sur la mer. me suis réveillée dans ma petite chambre, fenêtre ouverte. conne de touriste. disparition du téléphone_ qu'est-ce que je foutais avec un téléphone_ de la carte de crédit et du passeport et d'une jupe_ attributs touristiques indispensables. ai cotoyé police et ambassade. collection encore enrichie. ai promis récompense à des mecs louches pour retrouver passeport. les capverdiens ont accusé les sénégalais qui ont accusé les nigériens. mais passeport foutu. ai réfléchi. pourquoi ici, sur Sal, et pas sur une autre île, sans les hôtels. ai préféré arrêter de réfléchir. de suite. vacances écourtées, plus d'argent, retour en France. Nouveau président. sans commentaire. contrôle des papiers. en ai pas. étrangère bronzée en France. surveillée de près. mais traces du maillot, bronzage homologué, frontière passée. réaction compréhensive du flic français : "l'Afrique, ça craint de plus en plus, faut faire gaffe". oui oui et sourire exagéré, pas le moment de le contrarier. téléphone, carte de crédit, passeport et même jupe, m'en fous. plus difficile à avaler: fierté touristique évaporée.


Pomme de terre plus. Pourquoi ce rêve ?

Y avait Cauet et sa pouf. Elle avait couvert ses seins.

J’étais hyper fière de ma robe.

Mais Cauet voulait même pas de moi pour découper une planche

Et il riait.

Un gars avait la même robe que moi, en noir.

Tout le monde s’extasiait

En disant que sur une meuf, ce serait trop large, pas sexy.

Je m’étais foulée la cheville.

J’ai encore mal.


keskispasseailleurs?

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